"C'est quelque chose qui doit être réfléchi. Je comprends très bien la démarche parce que, de fait, la figure de Samuel Paty est devenue une figure symbolique très importante qui justifie une forme de considération nationale très particulière", a déclaré Édouard Geffray à l'AFP et quelques médias, en marge de ses voeux aux professeurs prononcés dans un lycée hôtelier à Paris.
"Après, la question du Panthéon en lui-même, la question peut se poser parce que, historiquement, ça a toujours été associé à l'idée qu'il y avait un apport individuel déterminant à quelque chose, littéraire, scientifique, etc., qui faisait qu'au bout d'un moment, la personne était associée à cet apport, voire confondue à cet apport et donc elle entrait dans le Panthéon", a-t-il ajouté, tout en rappelant que la décision appartenait au président Emmanuel Macron.
"Cherché à enseigner la liberté d'expression"
Selon lui, "la situation de Samuel Paty est un petit peu différente au sens où c'est une victime de terrorisme qui est devenue un symbole à son corps défendant".
Dans une tribune publiée mercredi 14 janvier dans Libération, le comité de soutien "Samuel Paty : un professeur au Panthéon" a demandé l'entrée dans ce monument du professeur d'histoire-géographie, poignardé puis décapité près du collège où il enseignait à Conflans-Saint-Honorine (Yvelines), le 16 octobre 2020.
Le comité de soutien rappelait que Samuel Paty a été assassiné par un terroriste islamiste "non parce qu'il était une figure publique, ni un militant, mais parce qu'il avait cherché à enseigner la liberté d'expression dans le cadre d'un débat proposé à ses élèves et qu'il avait été la cible d'un mensonge et d'une campagne de diffamation sur les réseau sociaux".
Le faire entrer au Panthéon serait "nommer clairement ce qui s'est joué ce jour-là" et "adresser un message clair aux enseignants de France", selon les signataires
Le procès en appel de quatre personnes, condamnées en première instance à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle, doit s'ouvrir lundi à Paris pour l'assassinat de l'enseignant, survenu après une campagne de haine et d'intimidation.
L'assassin, Abdoullakh Anzorov, avait été abattu par la police juste après son crime.








