Après la mort de Quentin Deranque, Bardella prône le "tout sauf LFI" aux municipales

Reuters
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a appelé mercredi à "un front commun" aux élections municipales contre La France insoumise, qui doit selon lui "répondre de ses actes" après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, en particulier le député Raphaël Arnault dont il a souhaité la démission.
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Face à un adversaire dans la tourmente, le RN pousse son avantage. "L'extrême gauche a tué" et "Jean-Luc Mélenchon a des comptes à rendre", a déclaré M. Bardella sur CNews et Europe 1, appelant à cette occasion "à mettre en place un cordon sanitaire" contre LFI, qui est à ses yeux "un mouvement politique aujourd'hui sorti totalement de la République".

Un mot d'ordre clairement lancé "en vue des futures élections municipales, présidentielle et législatives" et qui trouvera à s'appliquer dès le soir du premier tour des municipales, le 15 mars: "Au second tour, je pense qu'il faut un front commun contre La France insoumise, si (elle) est en capacité de remporter des municipalités, donc effectivement un : "tout sauf La France insoumise", a insisté le président du RN.

La stratégie du parti à la flamme est ainsi plus précise qu'il y a dix jours, quand M. Bardella avait ouvert la porte "au cas par cas" à des "listes d'union" ou de "rassemblement" face au "danger de voir l'extrême gauche" l'emporter dans certaines villes.

Depuis, le meurtre de Quentin Deranque à Lyon a mis LFI dans l'oeil du cyclone, notamment son député Raphaël Arnault, dont un collaborateur fait partie des suspects interpellés mardi soir.

"L'honneur, la décence, le respect à l'égard de la famille de ce jeune militant nationaliste" devraient le conduire à quitter ses fonctions et démissionner, après avoir demandé pardon", a estimé M. Bardella.

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