Alors que le président Emmanuel Macron a promis ces derniers jours aux représentants des lycées une "refonte" de Parcoursup, le gouvernement a décidé de mettre ce dossier sur le bureau des députés.
@brutofficiel Lors d’un déplacement à Doha, au Qatar, Emmanuel Macron s’est exprimé sur Parcoursup, dont la suppression est au cœur des revendications lycéennes. Pour le président français, “Parcoursup a, sans doute, beaucoup de choses à améliorer”, notamment au niveau de “la transparence et de l’orientation en amont”.
♬ son original - Brut.
Le débat sans vote, organisé sur la base de l'article 50-1 de la Constitution, portera sur "l'avenir du processus d'orientation et d'affectation des lycéens dans l'enseignement supérieur".
Ce débat sera officiellement inscrit à l'ordre du jour du Parlement mardi, lors de la conférence des présidents de l'Assemblée nationale, chargée d'arrêter le calendrier.
Le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard a appelé sur X à ce que ce débat "soit suivi d'un vote, comme le permet la Constitution". "Sinon, ce ne sera qu'un nouvel exercice d'enfumage", a-t-il ajouté.
Un débat sur Parcoursup sera donc organisé mercredi à l’Assemblée Nationale. Nous demandons officiellement qu’il soit suivi d’un vote, comme le permet la Constitution. Sinon, ce ne sera qu’un nouvel exercice d’enfumage.
— Manuel Bompard (@mbompard) October 26, 2026
Un débat 50-1 est non contraignant pour le gouvernement, mais il permet à l'ensemble des groupes politiques de faire part de leurs propositions, ainsi qu'à l'exécutif de décliner sa feuille de route lors d'une déclaration introductive.
Le gouvernement pourra donc y détailler les mesures envisagées, alors qu'il prévoit le remplacement de Parcoursup en deux temps, entre cette année et l'année prochaine.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu réunissait lundi à Matignon les organisations lycéennes puis étudiantes, espérant clore ainsi cinq semaines de crise entamées par des blocages d'établissements.








