Mort de Quentin : Maud Bregeon estime que LFI a une "responsabilité morale" dans le "climat de violence"

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Pour la porte-parole du gouvernement, "La France Insoumise a des liens avérés et assumés avec des groupes d'ultragauche extrêmement violents". Elle a estimé que le parti a une "responsabilité morale", après l'agression mortelle de Quentin, un jeune proche de la mouvance nationaliste jeudi à Lyon.
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Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a dénoncé lundi la "responsabilité morale" de la France Insoumise dans un "climat de violence" dans le débat politique, après l'agression mortelle de Quentin, un jeune proche de la mouvance nationaliste jeudi à Lyon. 

"La France Insoumise encourage depuis des années maintenant un climat de violence. La France Insoumise a des liens avérés et assumés avec des groupes d'ultragauche extrêmement violents", a-t-elle dit sur BFMTV/RMC. 

"Il y a donc, vis-à-vis du climat politique, du climat de violence, une responsabilité morale de La France Insoumise", a-t-elle ajouté.

L'étudiant de 23 ans est mort après une violente agression jeudi en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po à Lyon.

"Hostiles et opposés à la violence"

Selon le collectif Némésis, proche de l'extrême droite, Quentin faisait partie du service d'ordre chargé d'assurer la sécurité de ses militants qui manifestaient contre la conférence de Rima Hassan. 

Il aurait été agressé selon eux par des militants antifascistes dont certains issus de la Jeune Garde. Ce collectif, qui a rejeté toute responsabilité dans la mort de Quentin, a été cofondé en 2018 par Raphaël Arnault, aujourd'hui député LFI, et dissous en juin 2025.

Lorsque Rima Hassan se déplace dans des universités, sa prise de parole crée "un climat de violence, avec des forces de l'ordre qui sont mobilisées, tout ça n'est pas anodin", a affirmé Maud Bregeon.

Ceux qui ont voté pour LFI "doivent regarder en face ce qu'ils sont réellement derrière les discours, derrière les insinuations", a affirmé Maud Bregeon.

Jean-Luc Mélenchon a lui assuré dimanche que sa formation n'avait "rien à voir avec cette histoire et ceux qui nous accusent sont des calomniateurs".

"Nous exprimons notre sidération, mais aussi notre empathie et notre compassion pour la famille, pour les proches", a-t-il ajouté, soulignant avoir "dit des dizaines de fois que nous étions hostiles et opposés à la violence".

A moins d'un mois des municipales, Maud Bregeon a affirmé que sa "position personnelle" est "ni LFI, ni RN" car "on ne combat pas un extrême par un autre".

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