Emmanuel Macron a énoncé mardi ses priorités pour l'agriculture française et européenne, "production, préservation et protection", lors d'une visite en Haute-Saône, à l'approche du Salon de l'agriculture, pour lequel il a suggéré de réexaminer la décision sur l'absence prévue de bovins.
Rappelant la "période difficile" que traversent les agriculteurs, le chef de l'Etat a promis d'"apporter des réponses" avec le gouvernement, en présence de la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, sur une exploitation spécialisée dans l'élevage de vaches à Vallerois-le-Bois.
Il a évoqué "trois grands objectifs" pour que l'agriculture française et européenne soit "souveraine" et ait "de l'avenir".
Le premier "ça doit être de produire, c'est pas un gros mot de produire", a-t-il plaidé, demandant pour cela de "continuer de simplifier" pour "rendre la vie plus simple à ceux qui produisent".
Dans ce cadre, il a dit vouloir "se battre" pour que la Politique agricole commune (PAC) de l'Union européenne en cours de négociation soit "à l'euro" près la même que sur la phase précédente. "Mais on a besoin aussi d'investir. Et ce qu'on va pousser, c'est des objectifs de production au niveau européen, filière par filière", pour éviter de "dépendre" et de "déléguer notre alimentation à d'autres", a insisté Emmanuel Macron.
"Le deuxième pilier, ça doit être la préservation", de "notre eau, notre sol, notre biodiversité", a-t-il poursuivi, malgré "les différences de sensibilités" notamment entre les organisations syndicales dont il a rencontré des représentants locaux.
"Le troisième pilier, c'est la protection", a-t-il encore dit.
Selon le président, "il faut faire avec notre agriculture exactement ce qu'on a fait ces derniers mois pour notre acier ou pour notre automobile, de la préférence européenne et de la protection". A savoir que "quand on a une règle qu'on impose à nos producteurs, il faut l'imposer à ceux (...) dont on importe les biens".
Emmanuel Macron s'est félicité de l'absence de nouveaux cas de dermatose bovine "depuis un mois", et a donc estimé que les "conditions sanitaires" étaient bien meilleurs que lorsqu'il a été décidé de ne pas accueillir de bovins au Salon de l'agriculture qu'il inaugurera le 21 février.
"Je les ai invités à regarder s'il y avait peut-être des flexibilités possibles" sur la présence de bovins, "ça peut se regarder", a-t-il dit, mais il s'en est remis à la décision des professionnels et des organisateurs.








