Le président américain Donald Trump a suggéré lundi que le parti républicain prenne le contrôle du processus électoral dans une quinzaine d'Etats, avant les élections de mi-mandat prévues en novembre.
"Les républicains devraient dire : 'Nous voulons prendre le contrôle, nous devrions prendre le contrôle, du vote dans au moins une quinzaine d'endroits'", a déclaré Donald Trump, interrogé par le podcaster conservateur et ancien directeur adjoint du FBI, Dan Bongino.
"Les républicains devraient nationaliser le vote", a insisté le président américain.
Aux Etats-Unis, les opérations électorales sont gérées par les Etats, et non par le gouvernement fédéral.
Découpage de la carte électorale
Les élections de mi-mandat s'annoncent périlleuses pour la majorité républicaine au Congrès alors que les opérations musclées de la police de l'immigration, qui ont fait deux morts en janvier à Minneapolis, sont de plus en plus contestées et que le coût de la vie pèse sur les ménages.
Preuve de cette désaffection des électeurs envers le parti républicain, les démocrates ont remporté samedi un siège de sénateur dans un fief républicain du Texas. L'automne dernier, le New Jersey et la Virginie avaient élu des gouverneurs démocrates. Et c'est encore un démocrate qui vient d'être élu maire de New York.
Donald Trump a encouragé les Etats républicains à modifier le découpage de la carte électorale afin de favoriser son parti.
Au cours de son entretien, le président Trump a également réaffirmé, toujours sans la moindre preuve, qu'il avait remporté l'élection présidentielle de 2020 face à Joe Biden.
La semaine dernière, le FBI (police fédérale américaine) a effectué une perquisition dans un centre électoral de Georgie, au coeur des accusations infondées de fraude lors de la présidentielle de 2020.
Donald Trump a été inculpé en 2023 par la justice fédérale et celle de l'Etat de Georgie pour tentatives illégales d'inverser les résultats de l'élection de 2020, remportée par le démocrate Joe Biden. Ces poursuites ont été abandonnées à la suite de son élection en 2024 à un second mandat.








