"Ce que je dis solennellement, c'est que si le président de la République vote pour le Mercosur, après toutes ses déclarations, il prend le risque d'une censure", a affirmé l'ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau lors d'une conférence de presse où il a présenté son programme économique.
Le patron de LR a refusé d'appeler d'ores et déjà la cinquantaine de députés de son parti, avec qui il entretient des relations tendues, à voter la censure du gouvernement, assurant qu'il "faut d'abord voir quel sera le vote du président de la République".
Emmanuel Macron s'était félicité en décembre du report de la signature de l'accord, demandant que les "avancées" réclamées par la France, mais aussi l'Italie, se concrétisent afin que "le texte change de nature".
"Le compte n'y est pas"
Pour la France, "le compte n'y est pas", a répété le gouvernement mercredi matin, avant une réunion à Bruxelles des ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept.
La présidente de la Commission Ursula von der Leyen a tenté mardi un geste pour désamorcer les tensions, en proposant une rallonge budgétaire dans la prochaine politique agricole commune (la PAC 2028-2034) de l'Union européenne, en débloquant de façon anticipée 45 milliards d'euros dès 2028.
Il y a un mois, Bruno Retailleau avait déjà appelé Emmanuel Macron à sortir de "l'ambiguïté" sur l'accord commercial avec les principales économies d'Amérique du Sud, contre lequel les syndicats agricoles sont vent debout.








