Selon BFMTV, dles pirates auraient"réussi à déclencher à distance le dégivrage forcé" des installations frigorifiques de nombreux magasins.
Ces derniers seront contraints de "jeter l'ensemble des produits" frais et surgelés concernés, a précisé Intermarché à l'AFP. Selon le parquet de Paris, il y a aussi eu des "départs de feu".
Sur le réseau social X, le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, a confirmé qu'une "cyberattaque" touchait "depuis cette nuit les installations de production de froid de plusieurs magasins" de son réseau, la jugeant "inacceptable".
Je confirme qu’une cyberattaque touche depuis cette nuit les installations de production de froid de plusieurs magasins de notre réseau @CooperativeU. Nos équipes sont pleinement mobilisées, en lien avec les frigoristes, pour rétablir la situation au plus vite. Une enquête devra permettre de faire toute la lumière sur cette attaque. S’attaquer à des équipements essentiels à la conservation des produits frais et à l’approvisionnement alimentaire des Français est d’une extrême gravité et est inédit. C’est inacceptable.
— Dominique Schelcher (@schelcher) October 12, 2026
"Nos équipes sont pleinement mobilisées, en lien avec les frigoristes, pour rétablir la situation au plus vite", tandis qu'"une enquête devra permettre de faire toute la lumière" sur cette situation, a-t-il ajouté.
Une enquête ouverte par le parquet de Paris
Sollicité par l'AFP, le parquet de Paris a annoncé le lancement d'une enquête de sa propre initiative sur "la cyberattaque d’ampleur touchant les réfrigérateurs connectés de plusieurs grands magasins de distribution alimentaire sur tout le territoire français".
L’enquête, dirigée par la section anticybercriminalité et "confiée à l’Office anticybercriminalité (OFAC), doit permettre de recenser les victimes et d’établir le lien avec les dégâts rapportés par celles-ci en termes de pertes de denrées alimentaires et de départs de feu", a-t-il précisé.
Intermarché déplore le "gaspillage alimentaire" et la "perte" financière entraînée par cette attaque, sans donner de chiffres. "L'un des points durs" aura trait aux assurances qui ne "couvrent pas ce type" d'incident en magasin, a précisé l'enseigne à l'AFP.
D'après BFMTV, la cyberattaque a ciblé "les systèmes de régulation frigorifique du fabricant danois Danfoss", qui "équipe de très nombreux magasins français". Les températures auraient ainsi "été modifiées à distance, entraînant la destruction de stocks de produits frais et surgelés".








