Quelles sont les annonces des lycéens après leur rencontre avec le chef du gouvernement ?

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Les lycéens étaient reçus ce lundi 26 octobre 2026 à Matignon. Depuis plus de trois semaines, blocus et manifestations se tiennent dans tout le pays pour obtenir plus de moyens et de professeurs dans les établissements. Ils ont “en partie” obtenu gain de cause, mais la mobilisation continue. Brut. fait le point.
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Ils étaient une petite dizaine à se retrouver dans les bureaux cossus du Premier ministre à Matignon. Les organisations lycéennes du pays avaient rendez-vous avec Sébastien Lecornu pour avoir des réponses concrètes aux demandes effectuées depuis plusieurs semaines.

Abrogation de Parcoursup pour plus d’égalité, augmentation des professeurs dans les lycées, plusieurs milliards investis dans le bâti… Les revendications ne manquaient pas. Ont-ils été entendus ? “En partie” répondent-ils en chœur à la sortie de Matignon. “On a eu l’impression d’avoir été écoutés, mais il y a encore du travail. Tant que nous n’aurons pas eu gain de cause, la mobilisation continuera” ont-ils rappelé devant la presse ce lundi 26 octobre. “On a un gouvernement qui a peur. On est en droit aujourd’hui de poursuivre la lutte et nos engagements” atteste Louis Letoublon, Vice-président de l’organisation “Les Lycéens”.  “Les lycéens peuvent être fiers de leur combat” ajoute-t-il.

Les mesures annoncées  

Plusieurs mesures ont ainsi été prises par le gouvernement pour tenter de faire taire la colère lycéenne.

  • Un effort budgétaire pour les années à venir : “Le gouvernement a dégagé une première enveloppe de 4 milliards d’euros d’ici à 2030 pour le bâti des lycées. Elle sera répartie entre les régions” énoncent les organisations lycéennes. “Un milliard sera alloué au renouvellement des universités” ajoutent-elles. 

  • Remplacement de Parcoursup : Sur ce volet dont ils demandent la suppression, ce sera finalement ‘“une phase en deux étapes” évoquent-ils. “Le première en 2027 sera une refonte pour plus de clarté. (...) Les établissements devront être plus clairs sur les demandes de lettres de motivation par exemple” évoque Nathanaël Combary, président du conseil d’administration de “Renouveau Lycéen”. “Ensuite en 2028, ce sera au bon vouloir des députés et de la discussion qui ressortira de mercredi sur le projet de Parcoursup” ajoute-t-il. Le gouvernement a en effet inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale une discussion sans vote sur le devenir de la plateforme d’admission post-baccalauréat. 

  • Des places en plus dans les formations : ce qui est à retenir, c’est aussi l’annonce avec peu d’entrain de nouvelles places dans les formations en supérieur. “Il y aura 15 000 places qui ouvriront” ont assuré les bacheliers en devenir. Une avancée loin du compte. Selon France 24, ces mêmes lycéens réclament au moins 250 000 places en tout dans les universités. “C’est un bon début et on s’en félicite” précise Nathanaël Combary. Il ajoute : “Des textes devront ratifier cette décision dans les deux semaines à venir".

  • Des aménagements à prévoir pour les horaires : “On attend de pouvoir se concerter avec les organisations syndicales de professeurs avant de pouvoir se prononcer” énoncent les lycéens. Le gouvernement souhaite également revenir sur ce point “prochainement”.

Globalement, on sent une considération des demandes en demi-teinte : “Ça avance, mais il y a encore du travail” assure de son côté Clément Vieillot du mouvement Cachan 94, en banlieue parisienne. "Nous avons obtenu des miettes par rapport à ce que nous demandons", a-t-il pour sa part dénoncé, critiquant un gouvernement qui "sait qu’il ne peut pas appliquer ce qu’il va dire", vu qu'ils "partent dans six mois". 

D’autres informations à venir sur Brut. après la conférence de presse (prévue ce lundi à 19h) de Sébastien Lecornu et d’Édouard Geffray, respectivement Premier ministre et ministre de l’Education nationale.

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