Fusillade d'Aubagne : un autre mineur en garde à vue

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Un autre mineur a été placé en garde à vue mercredi sur commission rogatoire des juges d'instruction antiterroristes saisis dans la fusillade au collège d'Aubagne, qui vaut déjà au tireur de 14 ans d'être écroué.
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Un autre mineur a été placé en garde à vue après la fusillade d'Aubagne, qui vaut déjà au tireur de 14 ans d'être écroué : les enquêteurs ciblent notamment les jeunes membres d'une communauté en ligne fascinée par les tueries de masse, qui pousserait au passage à l'acte. Au coeur de ce dossier, il y a notamment l'exploitation des supports numériques saisis au cours de la perquisition réalisée au domicile du collégien de 14 ans qui a blessé par balles un principal et une enseignante à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône.

Le parquet national antiterroriste (Pnat), en charge de cette affaire, a notamment mis au jour "l'utilisation par le mis en cause de nombreux comptes de réseaux sociaux sur Protonmail, Discord, Snapchat ou TikTok". 

Une adhésion à la True Crime Community

Le parquet national antiterroriste (Pnat), chargé de l'affaire, a notamment mis au jour "l'utilisation par le mis en cause de nombreux comptes de réseaux sociaux sur Protonmail, Discord, Snapchat ou TikTok"

Une première analyse "de ceux-ci dans le temps de la garde à vue" du tireur de 14 ans "révélait la probable adhésion à la True Crime Community (TCC)", communauté en ligne fascinée par les tueries de masse. "L'un de ses comptes étant exclusivement dédié à la republication de contenus liés à cette communauté, d'une extrême violence et plus particulièrement relatifs aux tueries scolaires", relatait encore le Pnat mercredi.

Le tireur mineur a été placé en détention provisoire mercredi soir conformément aux réquisitions du Pnat, qui s'est saisi du dossier en faisant pour la première fois le lien en France entre un passage à l'acte et une mouvance fascinée par les tueries de masse, TCC en l'occurrence, phénomène né en Amérique du Nord.

Cette menace "reste totalement marginale par rapport au reste de la menace terroriste": "la menace jihadiste représente à peu près 88% des procédures que nous avons, y compris pour les mineurs", a conclu le procureur antiterroriste.

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