L'explosion s'est produite alors que les mosquées du pays étaient bondées, a déclaré à l'AFP un haut responsable policier, sous couvert d'anonymat.
Le bilan "devrait encore s'alourdir", selon la même source. La mosquée visée se trouve dans le quartier de Tarlai. Un précédent bilan faisait état de 20 morts et 90 blessés.
Auparavant, une source sécuritaire ayant également requis l'anonymat, a indiqué à l'AFP que l'explosion était due à un attentat-suicide.
"L'assaillant a été bloqué à l'entrée et s'est fait exploser", a déclaré cette source à l'AFP.
Des journalistes de l'AFP ont vu des dizaines de personnes arriver dans un grand hôpital avec des vêtements tachés de sang et des blessures.
Des médecins et des passants aidaient les victimes transportées par des ambulances, dont les vêtements étaient imprégnés de sang.
Au moins une victime est arrivée dans le coffre d'une voiture, selon les journalistes de l'AFP.
Des amis et proches des blessés ont poussé des cris lorsqu'ils sont arrivés au service des urgences de l'hôpital, fortement gardé.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a "fermement condamné" l'attentat, affirmant que ses auteurs seraient retrouvés et traduits en justice.
Aucun groupe n'a immédiatement revendiqué la responsabilité de l'attaque, qui survient alors que les forces de sécurité pakistanaises luttent contre l'intensification des insurrections dans les provinces du sud et du nord du pays, à la frontière avec l'Afghanistan.








