Le ministre du Commerce Serge Papin a déclaré mercredi que les commerces "qui ont subi des dommages" lors des derniers week-ends où ont éclaté des violences urbaines pourraient bénéficier d'une aide directe allant "jusqu'à 10.000 euros".
Ce fonds avait été annoncé dans la foulée des violences mais son montant n'avait pas été précisé.
Une aide pour "redémarrer"
Il est "destiné aux commerces qui ont subi des dommages" pour "leur permettre de redémarrer rapidement", a déclaré M. Papin qui chiffre à "à peu près 3000 commerces" les entreprises "impacté(e)s par les événements dont un certain nombre ont subi des dégâts".
En France, plus de 2500 commerces ont été dégradés lors des violences en marge des récentes manifestations, dont 1161 visés par des pillages, des saccages ou des incendies, indiquait mardi un bilan établi par le réseau des chambres de commerce CCI France.
Le ministre Serge Papin a également rappelé que Bpifrance avait mis en place un prêt à taux zéro (appelé "Prêt Solidarité Commerce") après les violences urbaines des 17 et 18 octobre permettant aux commerçants touchés par les dégradations de toucher jusqu'à 50.000 euros.
Un prêt de 5000 à 50 000 euros
Ce prêt, de 5000 à 50.000 euros, est réservé aux commerces effectivement sinistrés, et s'adresse aux entreprises individuelles, TPE et PME créées depuis plus d'un an et capables de fournir au moins douze mois de documentation comptable. Il est remboursable en 36 mois, avec un différé d'amortissement du capital de 12 mois.
Cela devrait leur permettre de "pouvoir racheter des stocks et pouvoir de nouveau faire du chiffre d'affaires", a jugé le ministre du Commerce.








