Le premier homme arrêté est désormais mis en cause pour tentative de meurtre sur des policiers qui se trouvaient dans l'édifice lors de la mise à feu, et sa garde à vue a été prolongée de 48 heures, a précisé la procureure Émilie Abrantes dans un communiqué.
L'hôtel de ville de Limoges, un bâtiment inauguré en 1883 et classé, a été en grande partie détruit par les flammes lors de la mobilisation du 17 octobre qui a donné lieu à de violents affrontements avec les forces de l'ordre.
Selon le parquet, "l'analyse détaillée des éléments de cartographie et de chronologie des faits, l'exploitation des images provenant du drone utilisé par la police nationale et les auditions des 13 policiers municipaux présents au sein de la mairie de Limoges au moment des faits" ont conduit à étendre le périmètre de l'enquête.
Un autre suspect en garde à vue
Celle-ci était ouverte jusqu'à présent pour "dégradation d'un bien en bande organisée par un moyen dangereux pour les personnes" et "menaces de mort sur personnes dépositaires de l’autorité publique".
Le second suspect, interpellé avec l'appui de l'antenne du RAID de Bordeaux, est en garde à vue pour "dégradation d'un bien en bande organisée par un moyen dangereux pour les personnes", a précisé le parquet.
Le maire de Limoges, Guillaume Guérin (LR), a mis en cause dès dimanche "l'ultra gauche" en montrant du doigt le plateau des Millevaches, un territoire rural où la présence d'une population réputée radicale nourrit méfiances et tensions entre Corrèze, Creuse et Haute-Vienne.








