"L'équipe la plus maltraitée de toute la Coupe du monde"
Déjà échaudée par le refus de Washington de délivrer des visas à certains membres de son encadrement pour le tournoi, la Team Melli se plaint désormais de n'être autorisée à arriver "qu'un jour avant la rencontre" prévue dimanche à Los Angeles, au lieu de deux comme elle l'a demandé.
Ces "restrictions sont contraires au principe d'égalité des conditions pour toutes les équipes participantes et risquent de nuire à la préparation", a argué un responsable de l'équipe dans un communiqué.
"Par conséquent, la fédération (iranienne) exprimera officiellement son mécontentement et déposera une plainte officielle auprès de la Fifa par les voies appropriées", a-t-il ajouté.
Lundi, après le nul (2-2) concédé par l'Iran pour son premier match contre la Nouvelle-Zélande, déjà à Los Angeles, le sélectionneur Amir Ghalenoei avait estimé que son équipe était "la plus maltraitée de toute la Coupe du monde".
Après des mois d'incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient, la "Team Melli" participe bien au tournoi mais s'est exilée à la dernière minute au Mexique, où elle a installé son camp de base à Tijuana plutôt qu'en Arizona, et a vu les Etats-Unis refuser des visas à une quinzaine de membres de sa délégation.
Préparation perturbée
Malgré ces difficultés, le staff technique a établi un programme prévoyant que l'équipe "devait arriver dans chaque ville hôte deux jours avant chaque match et regagner son camp de base le lendemain de la rencontre, afin d’assurer une préparation technique et physique optimale", a expliqué le responsable iranien.
Mais pour son match contre la Nouvelle-Zélande, la sélection iranienne n'a pu arriver que la veille à Los Angeles et a dû repartir immédiatement après le coup de sifflet final.
"La même situation se répète aujourd'hui avant le deuxième match de l'Iran contre la Belgique", a encore déploré le responsable iranien.
L'équipe avait réclamé de pouvoir arriver dès vendredi à Los Angeles, afin de pouvoir s'acclimater pour ce match prévu dimanche à midi, heure locale.
Mais cette "demande a une nouvelle fois été rejetée", selon le communiqué.
Pas de surprise, selon Washington
Le traitement réservé à l'équipe a engendré de multiples polémiques. Mais Washington, qui vient de signer un premier accord pour mettre fin à la guerre contre Téhéran, se défend d'entraver la préparation des Iraniens.
Le directeur du groupe de travail de la Maison Blanche sur l'organisation du Mondial, a assuré cette semaine qu'il a toujours été prévu que l'Iran n'entre aux Etats-Unis que la veille de ses matchs.
"Nous avions clairement indiqué que telle était la procédure", a-t-il affirmé.
Selon l'attaquant Mehdi Taremi, les joueurs ont appris le jour de leur premier match qu'ils devaient quitter les Etats-Unis le soir-même.
L'équipe subit un "désastre" logistique, a dénoncé le joueur, après la rencontre contre la Nouvelle-Zélande.
Faute de visa pour l'attaché de presse de l'équipe, c'est l'un des analystes vidéo qui doit gérer les relations avec les médias lors des déplacements aux Etats-Unis, a-t-il expliqué.
Le joueur de 33 ans a révélé que le président de la Fifa Gianni Infantino avait rendu visite aux joueurs dans le vestiaire.
"Il veut aider mais il y a d'autres problèmes" qui les entravent, a-t-il déclaré, sans mentionner directement l'administration américaine.






