Une minute de silence sera observée mardi à l'Assemblée nationale après la mort à Lyon de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste tué à Lyon, selon une annonce sur X du président du groupe UDR Eric Ciotti, confirmée ensuite par l'entourage de Yaël Braun-Pivet.
Cette décision a été prise par la conférence des présidents de l'Assemblée et "personne ne s'y est opposé", selon des sources parlementaires. La minute de silence aura lieu avant les Questions au gouvernement à 15h00.
Eric Ciotti, patron du groupe UDR (Union des droites pour la République), allié au RN, a salué la tenue de la minute de silence, expliquant en avoir fait la demande lui-même.
Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI, a déclaré en conférence de presse avoir soutenu la demande.
"Nous l'avons soutenue tout en redisant, et j'espère que la présidente de l'Assemblée nationale suivra cela, que nous souhaitons que cette minute de silence soit un hommage digne (...) et que ce ne soit pas le lieu d'instrumentalisation qui serait, je crois, extrêmement dommageable pour notre Assemblée", a-t-elle poursuivi.
Elle a toutefois pointé une "flambée de violences de l'extrême droite", prenant en exemple la mort de l'ancien international de rugby argentin Federico Martin Aramburu, assassiné à Paris le 19 mars 2022, et soulignant qu'il n'y avait pas eu de minute de silence.
Les responsabilités du décès de Quentin Deranque restent floues. Agressé jeudi soir à Lyon, cet étudiant était, selon le collectif identitaire Némésis, chargé d'assurer la sécurité de plusieurs de ses militantes venues manifester contre une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Némésis a affirmé que Quentin avait été agressé par des militants antifascistes dont certains issus de la Jeune Garde, une organisation fondée en 2018 par Raphaël Arnault, aujourd'hui député de La France insoumise.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a dénoncé lundi la "responsabilité morale" de La France insoumise dans un "climat de violence" dans le débat politique.
Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a assuré mardi qu'il n'y avait "aucun lien" entre son mouvement et la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, rejetant des accusations "mensongères".
"J'appelle tout le monde à la responsabilité et à la vigilance parce que, quand on lance des accusations infondées, graves et mensongères, ça a des conséquences", a-t-il dit sur France Inter.








