"Il rend visible une femme qui a été invisibilisée, une victime, une jeune victime dont la police ne s'est pas trop préoccupée", a déclaré à la presse le président du Goncourt, Philippe Claudel, après avoir dévoilé le nom du lauréat.
Les neuf membres de l'Académie ont accordé six voix à Philippe Jaenada et trois à Yannick Haenel pour "La solitude des professeurs est infinie", qui chronique les difficultés d'un jeune professeur de français en banlieue parisienne.
"Je me sens joyeux", a déclaré le lauréat à son arrivée au restaurant Drouant à Paris.
Deux autres ouvrages étaient en lice - "Choses que je croyais perdues" de Clémentine Mélois et "De l'autre côté du lac" de Sylvain Prudhomme - au terme d'une sélection percutée par l'affaire Thélyson Orélien, qui fait surgir l'intelligence artificielle dans le monde de l'édition.
"Un des moyens importants de faire connaître son livre"
Présenté comme l'un des favoris, l'ouvrage de Thélyson Orélien "C'était ça ou mourir" a été retiré de la sélection du Goncourt et éliminé des autres prix littéraires en raison de soupçons de recours à l'IA.
Philippe Jaenada succède ainsi à Laurent Mauvignier, qui avait remporté le Goncourt en 2025 avec la "Maison vide", devenu depuis un immense succès de librairie.
Avec "L'Inconnue du quai de Javel" (Flammarion), l'écrivain poursuit dans la veine intimo-policière qui lui a permis de conquérir un lectorat fidèle avec des livres fleuve comme "Sulak" (2013), "La Petite Femelle" (2015) et "La Serpe" (2017).
"Quand on obtient un prix littéraire, c'est formidable, c'est la joie. Car c'est un des moyens importants de faire connaître son livre, de vendre des livres et d'avoir des lecteurs", avait récemment témoigné Philippe Jaenada, interrogé par l'AFP.








