"Le RN est le parti de la girouette", a affirmé le patron des Républicains qui a durci son discours contre Marine Le Pen et son parti lors d'un meeting devant plus d'un millier de jeunes LR à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne).
"Trouvez-moi un sujet, un seul sujet sur lequel ces bonimenteurs-là n'aient pas changé d'avis", s'est agacé le candidat qui stagne entre 6 et 10% dans les sondages.
En présence au premier rang du président du Sénat Gérard Larcher et de l'ex-Premier ministre Michel Barnier, Bruno Retailleau a cité comme exemples de revirement du parti d'extrême droite ses "grands cafouillages" sur les retraites et l'Ukraine.
Il a qualifié ensuite le déplacement de Jordan Bardella en Angleterre il y a une semaine comme un "acte de contrition devant Nigel Farage", alors que l'objectif initial était de lui donner "une stature internationale".
"On aura tout vu, les amis", a affirmé le candidat de LR. "Si l'on m'avait dit un jour que le parti qui se réclamait jadis de Jeanne d'Arc soit vendu aux Anglais, franchement, je ne m'y attendais pas".
Un volet du texte signé par Jordan Bardella et Nigel Farage prévoit le renvoi vers la France de migrants clandestins interceptés dans les eaux britanniques. Il n'entrerait en vigueur qu'en cas d'arrivée au pouvoir du RN en France et de Reform UK en Grande-Bretagne.
Hommage à Quentin Deranque
Dans son discours où il s'est présenté comme le candidat de la "reconstruction", Bruno Retailleau n'a pas épargné non plus ses rivaux du bloc central Edouard Philippe et Gabriel Attal, mais sans les nommer, leur reprochant de maintenir "l'en-même-temps" macroniste qui est à ses yeux "un grand vide" qui alimente les extrêmes.
"Cela commence toujours par un grand écart sur le plan des convictions et ça se termine toujours en grand bazar", a-t-il déclaré, musclant son discours droitier en rendant notamment hommage au militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque, décédé en février à Lyon, suite à une agression de membres du mouvement d'ultragauche La Jeune Garde.
Comme à son habitude, le patron de LR ne s'est d'ailleurs pas privé d'attaquer LFI et Jean-Luc Mélenchon qu'il avait traités de "collabos" il y a deux semaines.
Il a présenté le patron des Insoumis comme une "fée clochette" qui essaie d'annuler la dette de la France "d'un coup de baguette magique", tout en appelant les jeunes LR à "un combat de civilisation" face à la gauche radicale.








