L'ex-ministre Ségolène Royal, actuellement en déplacement à Alger, a annoncé jeudi qu'elle allait rendre visite au journaliste français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme" et emprisonné en Algérie.
Ségolène Royal, devenue récemment présidente de l'Association France Algérie (AFA), a indiqué sur X avoir eu une "réponse positive" du ministre algérien de la Justice pour s'entretenir avec le journaliste, détenu en Algérie depuis juin 2025.
"J'irai le voir demain (vendredi) à 10 heures" (9h00 GMT), a-t-elle précisé.
Ségolène Royal, qui a été ministre et candidate à la présidence en France, a rencontré mardi le président algérien Abdelmadjid Tebboune.
En pleine crise diplomatique entre Paris et Alger, elle a dit que M. Tebboune se montrait prêt au dialogue "dès lors que le respect et la considération sont également au rendez-vous".
Collaborateur des magazines français So Foot et Society, Christophe Gleizes a été arrêté le 28 mai 2024 en Algérie où il s'était rendu pour un reportage sur le club de football le plus titré du pays, la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), basé à Tizi-Ouzou, à 100 kilomètres à l'est d'Alger.
D'abord placé sous contrôle judiciaire, il avait été incarcéré en juin 2025 dans la prison de Tizi-Ouzou après sa condamnation pour "apologie du terrorisme" en première instance à sept ans de prison.
Début décembre 2025, la Cour d'appel de Tizi-Ouzou avait confirmé cette peine. La justice algérienne lui reproche des contacts avec des personnes liées au mouvement séparatiste MAK (Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie), classé terroriste en Algérie depuis 2021.
Après sa condamnation en appel, sa mère, Sylvie Godard, avait transmis une demande de grâce au président algérien Abdelmadjid Tebboune. Le journaliste a par ailleurs formé un pourvoi en cassation pour obtenir un nouveau procès.
Paris et Alger restent empêtrés dans une crise diplomatique à la suite de la reconnaissance, à l'été 2024 par la France, d'un plan d'autonomie "sous souveraineté marocaine" pour le Sahara occidental. L'Algérie soutient le mouvement indépendantiste du Polisario.
Depuis, une succession de nouveaux épisodes de crispation sont venus entretenir les tensions.








