Paris Games Week: la joueuse pro Kayane raconte son histoire

Kayane est l’une des plus grandes joueuses professionnelles de jeux vidéo de combats. Brut l’a rencontrée à la Paris Games Week.

“J'avais des adversaires qui se foutaient de ma gueule”

“J'ai deux grands frères qui jouent aux jeux vidéo, et du coup, je venais toujours piquer les Game Boy, la PS1, et jouer de mon côté.” Pour Kayane, l’amour des jeux vidéo remonte à l’enfance. “J'ai commencé très jeune, à l'âge de quatre ans, avec des jeux fun comme Tetris. Ensuite, quand il y a eu la Dreamcast, j'avais sept ans environ, il y avait Soul Calibur I. C’était incroyable et c'est vraiment ce jeu qui m'a fait kiffer les jeux de combat. Cet univers médiéval fantastique, les musiques épiques, les personnages qui ont un charisme incroyable… Et c'est là que je me suis dit: OK, j'ai envie de jouer.” Aujourd’hui joueuse professionnelle, elle était présente à la Paris Games Week pour affronter le public sur le jeu vidéo Soul Calibur VI. Mon jeu vidéo préféré

“Dans Soul Calibur I, mon personnage, c'était Xianghua. J'ai vraiment commencé en jouant à fond parce que j'étais fan de mon personnage, je l'adorais. C’était un peu mon modèle, et je ne voulais pas la voir perdre, je ne voulais pas la voir au sol. Je voulais qu'elle reste debout et, du coup, fallait gagner pour ça, tout simplement”, explique-t-elle. Dans la continuité de cet esprit compétitif, Kayane commence les compétitions très jeune. “Quand j'ai commencé les tournois à l'âge de neuf ans, je voulais me faire des amis. Et au début, forcément, seule fille, seule enfant, je débarque de nulle part, et tout le monde pensait que c'était une blague. Qu'est-ce que foutrait une gamine dans cet endroit-là au lieu d'être à la cour de récré, de jouer à la marelle, aux billes?” Jeux vidéo : leur arrivée en France il y a 30 ans

“Mon premier gros tournoi, je l'ai remporté quand j'avais 12 ans”

“Ma passion, c'étaient les jeux de combat, donc je suis arrivée là, et même les organisateurs ne voulaient pas m'inscrire au tournoi. J'avais des adversaires qui se foutaient de ma gueule, qui se disaient que je n'avais pas ma place, et moi, je voulais juste prouver le contraire”, se rappelle la joueuse. Mais rapidement, elle trouve sa place dans les compétitions de jeux vidéo. “Ce tournoi-là, je suis arrivée vice-championne de France sur Dead or Alive 2, qui est un jeu qui est aussi sur Dreamcast et sur PS2. Et là, il y a eu un gros déclic. J'ai rencontré une communauté de joueurs qui était bien plus accueillante. Sur Soul Calibur I, les gens étaient vraiment incroyables, vraiment gentils. Et puis, mon premier gros tournoi, je l'ai remporté quand j'avais 12 ans. Donc c'était un des premiers gros tournois avec du cash prize, avec 1500 euros à gagner.” Toucouille, le champion esport de League of Legends aux "os de verre"

Kayane est aujourd’hui une figure majeure dans le monde du gaming et du esport. “Actuellement, j'ai plus de 67 podiums inscrits dans le Guinness World Records, ce qui est un record pour une femme dans des tournois mixtes de jeux de combat. Avec tout cet acharnement depuis 20 ans, j'ai vraiment créé ma place et aujourd'hui, j'en suis vraiment très contente.” À la Japan Expo, ces seniors s’affrontent aux jeux vidéos

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Brut.