The Woman King : qui étaient les Amazones du Dahomey ?

Elles ont inspiré le film The Woman King réalisé par Gina Prince-Bythewood avec Viola Davis. Voici l’histoire des Amazones du Dahomey.

“On leur disait d’ignorer leur douleur. C’était un point très important”

“Elles étaient indisciplinées, elles n’étaient pas perçues comme attirantes. On leur disait d’ignorer leur douleur et elles s’entraînaient du matin au soir” explique Viola Davis à propos des Agojie. Ce régiment militaire entièrement féminin d’Afrique de l’ouest est l’une des seules armées composées exclusivement de femmes documentées dans l’histoire. Des années 1600 jusqu’en 1904, tandis que des guerres tribales sans fin et le commerce triangulaire font des ravages sur la population masculine du royaume du Dahomé, une région de l’actuel Bénin, des femmes sont recrutées pour former une unité militaire d’élite, les Agojie, ou “Amazones du Dahomé”. Une fois dans les rangs des Agojie, ces guerrières doivent obéir à des règles strictes. “Elles étaient en quelque sorte données au royaume. Elles n’avaient pas le droit de se marier, d’avoir des enfants, d’avoir des relations sexuelles. Elles étaient formées aux arts martiaux, à la danse, à la course. On leur disait d’ignorer leur douleur. C’était un point très important” précise l’actrice américaine. Viola Davis, retour sur le parcours de l’actrice

Au milieu du 19e siècle, sous le règne du roi Ghézo, le royaume est à un tournant et doit choisir entre continuer à profiter du commerce triangulaire en vendant comme esclaves des prisonniers de guerre et sortir de ce commerce pour lutter contre les tentatives de conquête des forces européennes. Leur histoire a inspiré la réalisatrice Gina Prince-Bythewood le film The Woman King. “J’ai grandi aux États-Unis où on m’a appris que notre histoire commence avec l’esclavage et qu’il y a tout un continent d’où nous venons tous, mais dont nous ne savons rien. On ne connaît pas la beauté de l’Afrique, la beauté de toutes ces cultures, le combat qu’il a fallu mener pour les préserver. Je voulais montrer tout ça à l’écran” conclut la réalisatrice. Angélique Kidjo veut changer la perception de la musique africaine

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Brut.