Tuto cocktail : l'Espresso Martini de Margot Lecarpentier

Retrouvez la recette avec la mixologiste Margot Lecarpentier du bar “Combat” dans le quartier de Belleville à Paris.

Comment boire un Expresso Martini ?

“L’avantage de ce cocktail, c’est qu’il y a peu d’ingrĂ©dients. La recette est trĂšs simple”. Margot Lecarpentier est mixologiste. Elle partage aujourd’hui la vraie recette de ce cocktail. Pour les ingrĂ©dients, il faut un espresso. “Ça, c’est l’ingrĂ©dient le plus important. Il faut vraiment que ce soit un espresso, pas du cafĂ© filtre. Donc on va soit dans un cafĂ©, soit on a une machine espresso Ă  la maison. Ensuite, il y a 25 millilitres de liqueur de cafĂ©. KahlĂșa du supermarchĂ© fonctionne trĂšs bien. Ensuite, de la vodka. Et un peu de sel, qui comme dans les pĂątes, est l’exhausteur de goĂ»t”. Une fois tous les ingrĂ©dients dĂ©posĂ©s dans la petite tine du shaker, il faut remplir la grande de glaçons. “C’est important de mettre beaucoup, beaucoup de glaçons. Plus il y a de glaçons dans le shaker, plus c’est facile de shaker” conseille Margot Lecarpentier. Si vous n’avez pas de shaker, la mixologiste conseille d’utiliser une gourde en mĂ©tal. Une fois bien shakĂ©, on verse le contenu dans un verre, idĂ©alement Ă  Martini. “C’est bien mousseux. Bien soyeux. Et on peut dĂ©corer avec des petits grains de cafĂ©â€. 

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Pourquoi on appelle un Espresso Martini ?

Le nom de ce cocktail peut porter Ă  confusion, car non, il ne contient pas de Martini. “C’est ça le piĂšge. Il porte ce nom parce qu’en fait, c’est liĂ© Ă  la forme du verre. C’était vraiment une mode qu’il y avait dans les annĂ©es 1980-1990, oĂč tous les cocktails qui Ă©taient dans ce type de verre en V, c’est de lĂ  qu’ils tiraient le nom Martini” explique Margot Lecarpentier. “Ce cocktail a Ă©tĂ© crĂ©Ă© dans les annĂ©es 1980 Ă  Londres par un bartender qui s’appelle Dick Bradsell. La lĂ©gende dit qu’une mannequin se serait prĂ©sentĂ©e au bar et lui aurait demandĂ© un cocktail, qui, selon ses dires, aurait dit : “Wake me up and fuck me up !” Donc c’est-Ă -dire, un cocktail qui va l'enivrer. Qui sera bien alcoolisĂ©, bien tassĂ©. Mais aussi qui va la rĂ©veiller. Donc lĂ , naturellement, il a fait appel Ă  cette bonne vieille drogue lĂ©gale qu’est la cafĂ©ine”. 

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Depuis quelques annĂ©es, ce cocktail connaĂźt un regain d’intĂ©rĂȘt dans les bars. Selon Margot Lecarpentier, cela s’explique en partie par un effet de mode : “Les modes viennent, repartent. Il a Ă©tĂ© inventĂ© dans les annĂ©es 1980, Ă  la mode dans les annĂ©es 1990
 AprĂšs, ça a Ă©tĂ© un peu has been, on a un petit peu niĂ© les annĂ©es 1990, on n’a pas trop aimĂ© ça. LĂ , ça revient en force. C’est un cocktail qui a Ă©tĂ© relancĂ© dans les restaurants, parce qu’ils ont une machine Ă  cafĂ© qui est ouverte jusqu’à la fin du service. Donc depuis quelque temps, les restaurants se lancent dans le cocktail et proposent donc l’Espresso Martini parce qu’ils ont tout ce qu’il faut pour le faire”.

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