Faut-il en finir avec les aliments ultra transformés ?

Attention danger : Les produits ultra transformés menacent notre santé. Et ils représenteraient 50% des produits vendus en grandes surfaces… En partenariat avec Bim

Faut-il en finir avec les aliments ultratransformés ?

Depuis les années 1980, les produits ultratransformés ont envahi nos supermarchés. Ils contiennent notamment trop de sucres, de sel et de gras.

En France, près de 50 % des produits vendus en grandes surfaces sont ultratransformés. « L'ultra transformation c'est vraiment de faux aliments. C'est-à-dire que ce sont des recombinaisons d'ingrédients et d'additifs d’utilisation purement industrielle », explique Anthony Fardet, chercheur en alimentation préventive. Des additifs utilisés par l'industrie pour la texture, la couleur, et pour restaurer le goût. Parmi eux : le sel, le sucre et le gras, des substances qui peuvent créer une forme de dépendance.

Céréales, yaourts, sodas, snacks, biscuits…

« La plupart des céréales du petit-déjeuner pour enfants sont ultratransformées, ce qui est une vraie catastrophe pour les plus petits », déplore Anthony Fardet. Il poursuit : « Beaucoup de yaourts à boire, de sodas, de snacks sucrés-salés-gras, de nombreux biscuits et pâtisseries industriels, même certains pains industriels, toutes les confiseries, de nombreux desserts lactés, sont ultratransformés. »

D’après le chercher, aujourd’hui, la technologie n'est plus au service de l'aliment pour améliorer ses qualités nutritionnelles ou pour mieux le conserver : « C’est l’aliment qui s'est mis au service de la technologie, principalement par de gain de temps, et surtout pour le profit. »

Obésité, diabète et maladies cardiovasculaires

Or, les produits ultratransformés sont loin d’être inoffesifs : ils seraient en grande partie responsables des épidémies de diabète et d'obésité. « Quand vous prenez pour base de votre alimentation des produits ultratransformés, vous augmentez les risques d'obésité – d'abord de surpoids, puis d'obésité – et ensuite de diabète de type 2 et de diverses dérégulations métaboliques comme l'hyperlipidémie. Ce sont ensuite des portes d'entrées chroniques vers des maladies un peu plus graves comme les maladies cardiovasculaires », développe le chercheur.

Un début de solution serait qu’à court terme, le consommateur devienne consom-acteur, selon Anthony Fardet. « Les gens peuvent comprennent que par leur seul acte d'achat, ils affectent leur santé, leur bien-être, la diversité animale et l'environnement. »

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Brut.
4 janvier 2018 00:00