Des bénévoles démontent un téléski abandonné

L’association Mountain Wilderness France démantèle une station de ski dans les Alpes, abandonnée faute de neige. Brut était sur place.

“En France, environ 107 remontées mécaniques sont abandonnées”

“On est en train de démonter un téléski qui est abandonné depuis 17 ans, et qui non seulement gâche le paysage, mais qui pose de sérieuses questions de sécurité aussi”, explique Véronique, secrétaire générale de Mountain Wilderness. Les bénévoles de cette association se sont retrouvés pour démanteler une station de ski dans les Alpes, abandonnée depuis longtemps, car il n’y neige plus. “Un des enjeux de sécurité c’est que les gens peuvent toujours venir grimper, tomber, se faire mal. Clairement, quand le câble est là, un des enjeux, c’est la sécurité pour les oiseaux qui peuvent se prendre dedans. S’il rouille beaucoup, il va commencer à se trouer et on a des oiseaux ou des petits mammifères qui vont avoir envie de venir s’installer à l’intérieur ou nicher. Le problème, c’est qu’ils vont pouvoir y rentrer, mais ils ne pourront pas ressortir.” Ces jardiniers militants ramènent la nature dans la ville

“Ils étaient installés, en gros, dans une pente qui est complètement sud, à une altitude qui est assez modeste, 1350 mètres d’altitude. Par, évidemment, manque de neige ces dernières années, le téléski était inutilisable”, continue Véronique. “Il y a la gare de départ à démonter. Ensuite, il y a six pylônes intermédiaires et la gare d’arrivée à enlever aussi.” Mais ce n’est pas la seule installation abandonnée dans la nature. “En France, aujourd’hui, on a environ 107 remontées mécaniques qui sont abandonnées. La loi prévoit que tout ce qui a été installé à partir de 2016 doit être démantelé par le propriétaire de l’installation. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour tout ce qui date d’avant fin 2016. Ça revient à la bonne volonté des mairies, des communes, de certaines associations, des parcs nationaux”, explique Véronique. Père et fils construisent une micro-centrale hydroélectrique

Jean-Paul, organisateur des chantiers de démantèlement, a connu la station de ski encore en activité. “Je devais avoir 19 ans. J’ai été invité à Saint-Firmin par un copain de lycée et j’ai skié ici pendant une semaine en plein hiver, au mois de décembre. Il faisait très, très froid, il y avait une très bonne neige, c’est de très bon souvenirs.” Dans une démarche écologique, tous les éléments pris ou démontés vont être redistribués et réutilisés. “On a la barquette des pisteurs qui va être descendue pour la cinémathèque. On va aussi descendre 2-3 perches et aussi des panneaux, ‘danger d’avalanche’, par exemple, et ce sera exposé de manière pérenne à la Cinémathèque d’images de montagne, à Gap”, explique Jean-Paul. Même chose pour le métal: “Ça va être récupéré par un ferrailleur et après, ça va repartir dans des filières de recyclage pour être refondu pour refaire d’autres objets en métal", explique Nicolas, administrateur de Mountain Wilderness.
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Brut.