Quel bilan environnemental pour Donald Trump ?

À quelques heures des élections présidentielles américaines, quel est le bilan environnemental de Donald Trump ?

Le Bilan environnemental de Donald Trump

Le mandat de Donald Trump touche à sa fin. L’occasion de réaliser un bilan environnemental de ses quatre dernières années de présidence.

Voici venu le temps du bilan. La mandature de Donald Trump s’achève au mois de janvier 2021. Ces quatre dernières années, la question de l’environnement n’a pas été au cœur de la politique menée par le Président américain. Il avait notamment annoncé que les États-Unis quitteraient l’accord de Paris s’il était élu, et il a tenu sa promesse.

Le climat

Pour Donald Trump, l’Accord de Paris n’était pas bénéfique aux Américains, notamment à leur économie. Selon lui, le dispositif « paralyserait les travailleurs », « affaiblirait la souveraineté » des États-Unis, « imposerait des risques juridiques inacceptables » et « placerait le pays en situation de désavantage permanent par rapport aux autre pays du monde ».

Par ailleurs, les émissions de CO2 liées aux énergies fossiles ont diminué de 2,6 % l’année dernière aux États-Unis. En 2018, elles avaient augmenté de 3.2 %. Un exploit dont Donald Trump s’est félicité : « Après mon retrait de l’accord partial de Paris sur le climat, les États-Unis ont réduit leurs émissions de carbone plus que tout autre pays membre de l’Accord. » Cela étant dit, les États-Unis restent le deuxième plus important émetteur de CO2 de la planète.

L’hydrocarbure

Durant son mandat, l’administration Trump a ouvert presque autant de terres publiques au forage pétro-gazier que l'administration Obama en huit ans.

Pour ce faire, elle a réduit des espaces naturels protégés. C’est la réduction la plus importante de l’histoire des États-Unis. Des sites autochtones et des refuges ont été touchés. Néanmoins, en septembre dernier, le Président a annoncé la prolongation d’un moratoire sur les forages en mer de Floride.

La pollution

Donald Trump a aussi investi plus de 300 millions de dollars pour moderniser les infrastructures en eau potable. Il voulait de l’eau « cristalline ». Pourtant, plusieurs de ses décisions affectant la qualité de l’eau ont été critiquées. Parmi elles : l’autorisation de déverser des débris miniers dans les cours d’eau locaux et l'affaiblissement de la loi sur la qualité de l’eau, facilitant des projets industriels.

De plus, la pollution de l’air a augmenté dans le pays entre 2016 et 2018. Ce n’était pas arrivé depuis 2009. Les feux de forêt sont en cause, mais pas que. C’est aussi le résultat d’une application moins stricte de la loi sur la qualité de l’air, le Clean Air Act, par l'administration Trump.

Écosystèmes

Pendant son mandat, Donald Trump a également créé de nouveaux espaces protégés, ordonné une gestion forestière plus active afin de limiter les feux de forêt et fourni des fonds en faveur de refuges de biodiversité. En parallèle, l'administration Trump a entrepris la révision de l’Endangered Species Act (la loi sur les espèces protégées).

L’objectif est de mieux prendre en compte les impact économiques avant de protéger une espèce. Les mesures ne sont pas encore appliquées à cause de litiges politiques et juridiques. En octobre 2020, le loup gris a perdu son statut d’espèce protégée. L’administration Trump estime qu’avec 6.000 loups, les objectifs de conservation de l’espèce ont été atteints.

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Brut.
3 novembre 2020 18:15