Ces offres de coloc illégales réservées aux femmes

Ces annonces de colocation, souvent avantageuses et visant uniquement les femmes, cachent en réalité des services sexuels. Brut a enquêté.

“Propose colocation avec moi pour une femme sérieuse et propre”

Lors de recherches d'appartements, beaucoup d’annonces de ce genre sont proposées : des offres de location postées par des hommes et visant exclusivement des jeunes femmes en situation de précarité. Ces logements proposent une chambre à partager avec le locataire, contre un faible loyer ou contre un service, le plus souvent sexuel. Ce genre de colocation est illégal. “Quand une annonce, elle mentionne l’âge de la personne, c’est discriminant, comme le sexe ou l’orientation sexuelle, et donc c’est répréhensible pénalement”, explique Nadia Belaid, avocate. Marchands de sommeil, ils profitent d'étudiants étrangers précaires

Le logement contre services existe, mais dans des cas très particuliers. “Au lieu de payer un loyer, le locataire ou le colocataire va rendre des services, bien souvent de gardiennage, de garde d’enfant, de jardinage. Il faut pour cela que la valeur de ces services soit à peu près égale à la valeur du loyer qu’il aurait payé dans le cadre d’une location ou d’une sous-location ou d’une colocation classique”, précise l’avocate. Mais dans le cas de services sexuels pour la location d'une chambre, le locataire peut être poursuivi. “Ça répond à des infractions pénales, on peut parler par exemple de harcèlement sexuel, d’abus de faiblesse, même de prostitution voire de proxénétisme, et les peines encourues peuvent aller jusqu’à 7 ans de prison et 375 000 euros d’amende.” Les présidents de la République et le mal-logement

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Brut.