Comment la privatisation des autoroutes s'est déroulée

Elles ont été vendues au secteur privé pour 15 milliards d’euros…Retour sur la privatisation des autoroutes.

“Quel scandale que cette privatisation des autoroutes !”

Au début des années 2000, le gouvernement Jospin décide d'ouvrir le capital des sociétés d’autoroutes. Une politique poursuivie par Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, puis par son successeur Dominique de Villepin, qui va plus loin en privatisant les autoroutes. Opposant à cette privatisation, François Bayrou saisit le conseil d’État, sans succès. Sans passer devant les parlementaires, Dominique De Villepin lance alors un appel d’offres pour céder les sociétés d’autoroutes. 18 groupes se portent candidats au rachat. C’est finalement Vinci, Eiffage et Abertis qui remportent la partie pour 14,8 milliards d’euros. Polémique autour de la privatisation des Aéroports de Paris

Peu après la privatisation en 2006, les sociétés d'autoroutes deviennent profitables. Les 3 concessionnaires rationalisent les coûts. Par exemple, en remplaçant le personnel autoroutier par des automates. En 10 ans, les prix aux péages augmentent d’environ 20 % pendant que les profits des péages augmentent aussi de 20 %. En 2016, le gouvernement Valls et les sociétés autoroutières signent un nouvel accord. Le deal : un investissement de 3 milliards contre un prolongement de la concession. Pendant la crise des gilets jaunes en 2019, le gouvernement avait obtenu une réduction de 30% des tarifs pour les conducteurs réguliers. Mardi 1er février, les tarifs des autoroutes augmentent encore de 2%, comme prévu dans l’accord. Ils se battent contre un projet d'autoroute à Montpellier

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Brut.