En 1973, les Français déjà appelés à faire des économies d’énergie

Il y a 50 ans, le gouvernement encourageait déjà la population à faire des économies d'énergie mais aucune mesure concrète n’a été prise.

“En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées”

“Économisons l’essence, économisons l’électricité, économisons le chauffage” déclarait en 1973 le président de la République de l’époque, Georges Pompidou. Dans les années 1970, après les chocs pétroliers, le gouvernement incitait déjà la population à faire des économies d’énergie. Éteindre les lumières “indispensables”, chauffer “au minimum”, “pour les petits déplacements, en ville notamment, la voiture au garage, les transports en commun sont conseillés”… Au-delà des incitations, il n’y a pas eu de changement dans la politique d’aménagement du territoire, mais quelques mesures ont été prises temporairement. En 1973, le JT annonçait que la publicité lumineuse serait interdite de 22h à 7h ; à la télévision, les programmes prendraient fin à 23h ; sur la route enfin, la vitesse serait limitée à 90 km/h sur route et 120 km/h sur autoroute. Le gouvernement en fait-il assez pour le climat ?

En 1974, Claude Guillemin du Bureau de recherche géologique et minière alertait déjà : “Il faut qu’on ait une politique basée sur l’économie d’énergie. De toute façon, l’accélération du temps est telle, et l’accélération des problèmes est telle actuellement, qu'on sera amenés à changer relativement rapidement de système économique. En tout cas, entre le monde que nous avons actuellement et celui que nous aurons d’ici 20 ou 25 ans, il y aura des différences absolument considérables”. Pourtant 50 ans plus tard, le problème ressurgit… Le 20 juillet dernier, Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, demandait aux Français et aux Français de réaliser un “effort citoyen. C'est bon pour nos réserves et, évidemment, c'est bon pour la planète. On est vraiment dans cette dynamique d'accompagner les changements de comportements”. Voilà à quoi est dûe la flambée des prix en France

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Brut.