Immersion dans une soirée clandestine à Paris en plein confinement

En plein confinement, ils étaient plus de 300 à faire la fête dans ce tunnel. Brut s'est rendu dans une soirée clandestine à Paris…

Paris : immersion dans une fête clandestine

Alors que le confinement est appliqué dans toute la France, Brut s’est rendu dans une soirée parisienne clandestine.

Il est 20h et la soirée bat son plein. À Paris, une fête clandestine est organisée en plein confinement. C’est une free party. Malgré les risques sanitaires provoqués par la pandémie, plus de 300 personnes sont présentes ce soir-là. La grande majorité des participants ne porte pas de masque, sauf quelques rares exceptions.

Un besoin de liberté

« Je suis venu parce que honnêtement, j’en peux plus de bosser, de ne pas voir mes potes, de ne rien faire. Bosser jusqu’à 20h ou 21h tous les soirs, rentrer chez moi, tout seul, me faire des pâtes, glander, rien faire, travailler et puis rien d’autre à côté… C’est pas la vie pour moi », confie un participant. Beaucoup de fêtards viennent pour les mêmes raisons : un ras-le-bol de l’isolement et un besoin de liberté.

Un collectif de free party bien organisé

La soirée se passe dans un tunnel, sur d’anciennes voies ferrées parisiennes. Elle est organisée par un collectif de free party. Cet organisme programme régulièrement des fêtes clandestines et éphémères en Île-de-France. Les informations sur les soirées circulent discrètement sur les réseaux sociaux.

Pour y accéder, il faut se procurer une place, qu’on peut commander sur un site de vente de billets en ligne. L’adresse du lieu est communiquée au dernier moment. Des consignes très claires sont données : venir seul ou engroupe, avec son billet réservé et être le plus discret possible.

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Brut.