L'histoire du tout premier sit-in

Le sit-in est une forme d’action non-violente, utilisée lors de “désobéissance civile”. Mais d’où vient ce mode de revendication?

Un mode d’action non-violent créé en 1960

De plus en plus d'actions d’associations sont mises en place via le sit-in. S'asseoir par terre et bloquer les routes, des institutions ou des événements, c'est une forme de contestation qui existe depuis un peu plus de 60 ans. Pour beaucoup, le tout premier sit-in date du 1er février 1960. À l’époque, c’est encore la ségrégation qui domine aux États-Unis. 4 étudiants noirs de la ville de Greensboro, en Caroline du Nord, décident de faire leurs courses dans une épicerie et d’y rester pour déjeuner. Ils s’assoient volontairement au comptoir réservé aux blancs, qui leur refusent le service, et décident de rester là, à attendre jusqu’à la fermeture. Le premier sit-in n’était donc pas strictement assis par terre mais sur des chaises hautes. Le geste de Hunger Games, symbole de la contestation en Thaïlande

Ce sit-in a ensuite poussé d’autres étudiants noirs à faire de même, et le mouvement a grandi un peu partout dans les villes voisines de la Caroline du Nord. Et même après la fin de la ségrégation, le sit-in est resté un symbole de la manifestation pacifique et a été repris dans différentes luttes: pour obtenir de meilleures conditions de travail, pour demander le désarmement nucléaire ou encore pour le droit à l’avortement. Entraver ou gêner la circulation d’une voie ouverte au public est puni par la loi. Le Code de la route prévoit 2 ans d’emprisonnement et 4500€ d’amende pour tout contrevenant. Le masque, symbole des mouvements de contestation

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Brut.