Le président des Restos du coeur s’adresse à Emmanuel Macron

"Depuis le début de cette crise, nous subissons une hausse de 12% du nombre de personnes accueillies." Monsieur le président de la République, Patrice Douret, président de Les Restos du Coeur a un message pour vous.

“C'est d'abord un investissement sur l’avenir”


“C'est le moment où il faut absolument éviter d'aggraver cette situation.” Patrice Douret est le président des Restos du Coeur. L’association lance sa nouvelle campagne d’hiver d’aide alimentaire et de distribution de repas par les bénévoles. Mais de plus en plus de personnes sont dans le besoin, face à l’inflation des prix. Il interpelle alors directement le président de la République Emmanuel Macron pour plus de solidarité de la part du gouvernement. “Monsieur le président de la République, vous avez le pouvoir d'améliorer la vie des plus modestes dans notre pays.”
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Cet hiver s'annonce déjà comme plus difficiles que les précédents dans le pays. “L'an dernier, les Restos du coeur ont accueilli 1,1 million de personnes et distribué 142 millions de repas et, vous le savez, depuis le début de cette crise inflationniste, nous subissons une hausse de 12 % du nombre de personnes accueillies, 15 % de familles en plus, 15% de familles en plus, 25% de bébés de 0 à 3 ans”, explique Patrice Douret.
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Il continue : “Trois inconnues, monsieur le président. La première, c'est le niveau de précarité qui est en augmentation et qui touche tous les visages : les plus âgés, les familles monoparentales, les personnes qui travaillent et les personnes sans emploi… Nous avons une situation qui est compliquée sur les personnes que nous rencontrons à la rue, avec une augmentation, ces dernières semaines, très sensible, notamment de femmes et d'enfants, sur nos dispositifs de maraudes et de camions du cœur. Aujourd’hui, un tiers de ce que nous distribuons est acheté. Ce que l'on achète, on l'achète aussi à des prix qui ont fortement augmenté, entre 15 et 20 % d'augmentation, des produits de base, essentiellement alimentaires, mais également des produits d'hygiène.”
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“Nous avons besoin d’un coup de pouce de l'État”


“Enfin, troisième tiers, c'est tous les produits qui nous sont donnés, notamment les produits qui nous sont donnés par des producteurs locaux, des industriels agroalimentaires, par la ramasse, c'est-à-dire les produits que l'on récupère dans les grands magasins et, aujourd'hui, nous avons quelques difficultés”, ajoute Patrice Douret. “On manque, par exemple, de viande, parce que les grands magasins, en fait, optimisent au maximum… enfin, font des prix réduits pour des dates très courtes dans leur magasin, et donc on reçoit moins ce genre de produits”, explique une bénévole.
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“Aujourd'hui, ce dont nous avons besoin, c'est véritablement un coup de pouce de l'État, notamment sur le crédit d'impôt, absolument. C'est une mesure fiscale qui existe. Monsieur le président de la République, quand vous donnez 1 euro d'argent public aux Restos du cœur, c'est 5 à 6 euros de missions, d'actions sociales directement auprès des plus démunis en capacité de déployer. C'est de l'argent public, j'en conviens, mais c'est d'abord un investissement sur l’avenir”, interpelle Patrice Douret.
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Brut.