Les urgences d'Orléans en grève, reflet d'un mal-être profond

En plein période de coronavirus, les urgences d’Orléans ne sont ouvertes qu’aux patients en danger de mort. Et pour ces soignants, la situation devient ingérable.

“À la fin de la journée, je n’ai tué personne, mais je n’ai pris soin de personne”

“Ça peut monter jusqu’à 70 patients qui stagnent dans cet espace-là, avec des gens qui restent parfois trois, quatre jours sur un brancard. Il y a des personnes âgées qui se retrouvent parfois sans fenêtre, sans heure, sans contact avec leurs proches.” Aux urgences d’Orléans, en pleine épidémie de Covid 10, les soignants lancent un cri d’alarme. “L’ensemble des infirmières et des aides-soignantes sont en arrêt maladie pour épuisement, et nous, médecins, nous sommes en grève”, explique Matthieu, médecin de l’hôpital. Le cri d’alarme d’une soignante de l’hôpital public

Désormais, les urgences ne peuvent accueillir que les personnes en danger de mort. Les soignants dénoncent un manque de lits et de moyens. “Ça hurle, on voit des gens dénudés dans le couloir, des personnes âgées… C’est l’angoisse dès qu’on entend une sonnette parce qu’on n’a pas le temps, il y a trop de choses à faire et on est sollicitées dans tous les sens”. La colère des soignants en réanimation à l'hôpital de Colmar

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Brut.