Où sont passés les cahiers de doléances ?

En prolongement du mouvement des gilets jaunes, des milliers de citoyens ont rempli des cahiers de doléances. 2 ans après, ils demandent au gouvernement de tenir sa promesse.

« Gilets jaunes » : que deviennent les cahiers de doléances ?

Les cahiers de doléances étaient une réponse du gouvernement au « Gilets jaunes ». Plus d’un an après le lancement de cette initiative, où en sont-ils ?

En décembre 2018, en réponse au mouvement des « Gilets jaunes », des « cahiers citoyens » ont été mis en place dans les mairies. Tous les Français étaient invités à les remplir pour exprimer leurs doléances avant la mise en place d’un grand débat national.

D’après Dorian Dreuil, cofondateur de l’association Rendez les doléances, des milliers de citoyens ont participé à ces cahiers citoyens dès la fin de l’année 2018.

Une forte mobilisation

« Nous demandons aujourd’hui que ces cahiers soient restitués aux Français. Nous le devons à l’ensemble des citoyens qui se sont mobilisés. Nous le devons à l’ensemble des citoyens français puisqu’il s’agit d’une cartographie inédite de notre pays, la plus grande qu’on ait jamais connue depuis 1789 et les doléances révolutionnaires », affirme Dorian Dreuil.

Il poursuit : « Nous avons créé une association qui porte un message au gouvernement : celui de tenir sa promesse de rendre public et accessible l’ensemble des doléances des cahiers citoyens du grand débat national. »

En janvier 2019, Gabrielle, infirmière, a envoyé un mail au maire de sa commune. « J’avais noté : “Baisser les taxes, surtout pour l’alimentaire et le carburant, parce que ça devient un vrai budget, notamment pour s’alimenter et pouvoir se rendre au travail” », se souvient-elle.

Des doléances difficiles d’accès

D’après l’infirmière, c’était un beau concept. Pourtant, plus d’un an après leur restitution, l’intégralité de ces 600.000 pages n’a toujours pas été mise en ligne. « Ces doléances sont archivées au niveau des archives départementales et il est visiblement difficile d’y accéder », rapporte Fabien Barège, maire de Porquéricourt.

En effet, à cause de diverses normes administratives, les archives départementales ne sont pas accessibles à tous. Néanmoins, l’élu se veut rassurant : « Il y a bien entendu tout une série de doléances, de demandes, qui avaient été effectuées et qui deviennent encore plus d’actualité avec la situation que nous vivons. Quand nous sortirons de cette crise sanitaire, je pense qu’il sera salutaire de reprendre le travail qui avait été effectué. »

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Brut.