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Les infirmières et leurs conditions de travail dans les années 60 #tbt

"Le salaire n'est pas du tout en conséquence avec le travail et les responsabilités que l'on demande à une infirmière." C'était il y a près de 60 ans. #tbt

Être infirmière dans les années 1960

Chez les soignants, les choses n’ont pas complètement changé depuis les années 1960.

« Je crois que pour pouvoir tenir le coups dans ce métier, il faut être une sainte ou une folle ». Ces propos datent de 1966 et viennent d'une infirmière de l’époque. En 1964, 1966 et 1968, des journalistes ont interrogé des infirmières sur leurs conditions de travail, leur salaire et leur relation à leur profession. Les pensées de ce temps-là ne diffèrent pas beaucoup d’aujourd’hui.

Une infirmière pour 680 habitants

1964 : une journaliste interroge une infirmière sur la question du salaire. « Je pense que nous n’avons pas à nous plaindre de nos salaires », assure-t-elle. D'après elle, en comparaison avec les autres professions dites féminines, les infirmières ont un salaire correct. En revanche, en tenant compte des missions et des inconvénients du métier, elle juge le salaire insuffisant.

En 1966, une infirmière affirme que c’est un métier très difficile et très astreignant. Elle ajoute que les infirmières sont souvent déçues. Selon elle, il faut même être « sainte ou folle » pour continuer à pratiquer ce métier. Ce à quoi un médecin répond : « Non, il faut être une femme. »

Une autre infirmière confie avoir abandonné le travail dans les hôpitaux psychiatriques. Pour elle, c’est incompatible avec une vie normale. Elle mentionne les horaires abusifs et le salaire inadéquat. Cette année-là, on compte 78.000 infirmières diplômées en France, soit une infirmière pour 680 habitants. Selon des statistiques réalisées à l'époque, une infirmière sur trois abandonne son métier moins de 10 ans après l’obtention de son diplôme.

La représentation de l'infirmière

« Dans les romans c’est l’infirmière jolie, mignonne, qui se dévoue… Puis en vérité, on y trouve des femmes surchargées de travail », rapporte une infirmière de 1964. « J’ai découverte qu’être infirmière, ce n’était pas uniquement faire des pansements, faire des piqûres, soulager physiquement le malade », dit une autre. Pour elle, c’est avant tout assurer une présence auprès des malades.

Elle poursuit : « J’ai reçu, d’une dame que j’avais soignée pendant un peu plus d’un mois, une lettre. Une chose m’avait frappée dans sa lettre : elle me remerciait des soins que je lui avais apportée, mais surtout, elle me disait : "ma petite Jacqueline, vous avez été pour moi, pendant mon séjour à l’hôpital, mon rayon de soleil." » Selon elle, c’est ce que doit représenter une infirmière pour son malade.

22/10/2020 11:40mise à jour : 22/10/2020 12:24
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865 commentaires

  • Nicolas D.
    6 jours

    une sainte ou une folle ? ❤️❤️❤️

  • Janique G.
    6 jours

    Ben dis donc on. Vachement évolué....oui c est vrai on n a plus le voile....

  • Amandine D.
    23/11/2020 09:47

    ça donne envie

  • Christine F.
    23/11/2020 03:42

    À l'époque, les hôpitaux assurent la relève infirmière en fondant leurs propres écoles. La formation consiste principalement en du travail bénévole supervisé par les religieuses et les médecins. Alors que la religion régit toutes les sphères de la vie, l'occupation d'infirmière n'est pas vue comme un travail,mais bien comme une vocation. Autrement dit, les infirmières doivent compter sur récompense davantage celeste que matérielle. C'était comme ça avec les religieuses ( on était très mal payé et j'en passe ) 😉

  • Julie M.
    19/11/2020 15:15

    ,

  • Thaís P.
    18/11/2020 01:15

    💘💘

  • Cyfi D.
    17/11/2020 03:38

    mon rayon de soleil :-)

  • Geneviève V.
    13/11/2020 14:17

    🙃🙃🥺

  • Aude G.
    11/11/2020 22:01

    50 ans plus tard

  • Olivier D.
    11/11/2020 16:18

    J'ai encore connu les soins infirmiers prodigués par les Sœurs Catholiques Clarisses petitee sœurs des pauvres a domicile à mobylette sans casque quelque soit la météo Ainsi que a l ' Hôpital ou aux Hospices refuge des pauvres

  • Charlyne E.
    10/11/2020 18:10

    Alors, saintes ou folles ? 😅

  • Christelle D.
    09/11/2020 21:42

    Ouais mais une brique de lait ne coûtait que 4 francs soit 10 cent en euros hein.!!??.😜😜 on parle du reste ? 1 pain 20 cent en euros...une place de bus également...je continue ?.........

  • Fabio M.
    08/11/2020 05:01

    Ce qui m'impressione c'est surtout la qualité de l'élocution il y a 60 ans ....

  • Sylvie P.
    06/11/2020 19:53

    Bravo 👏 monsieur !!! 😉

  • Catherine S.
    06/11/2020 08:06

    Les 2!!!Mdr

  • Pauline P.
    06/11/2020 07:02

    , , , alors sainte ou folle ? Lol.

  • Marie G.
    05/11/2020 09:07

    Ma belle mère était infirmière je respecte cette profession

  • Celine P.
    04/11/2020 21:39

    et 💪💪💖💖

  • Daniel V.
    04/11/2020 20:56

    Très beau documentaire. Vive le courage des infirmières..... L'état français devrait les soutenir davantage.

  • Daniele G.
    04/11/2020 09:22

    Et oui tel est le sort des" soi niant " ça ne date pas d aujourd hui ça s inscrit toujours dans un terme qui paraît désuet et pourtant La vocation Le malaise est ancien et profond

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