Révélation L214 : des millions de poussins élevés pour être tués par des chasseurs

Pendant ce temps-là en France, des millions de poussins sont élevés pour être vendus et tués par des chasseurs… L'association L214 Ethique et Animaux lance l'alerte.

Enquête L214 : des millions de poussins élevés pour être tués 

Une nouvelle enquête de L214 révèle les conditions d'élevage de plusieurs millions de poussins. Ces oiseaux sont destinés à être tués par des chasseurs, avant d’être consommés.

L’association de protection animale L214 vient de faire de nouvelles révélations. Elle dénonce cette fois les conditions d’élevage alarmantes de millions de faisans, perdrix et poussins en France.

Sur un site de Missé, dans les Deux-Sèvres, des dizaines de milliers de perdrix et faisans sont gardés en cage. Leur seul rôle est de pondre des œufs. Leurs poussins sont ensuite élevés puis vendus pour être chassés.

9 faisans sur 10 tués issus de ce type d’élevage

Selon le Syndicat national des producteurs de gibiers de chasse, 14 millions de faisans et 5 millions de perdrix sont ainsi élevés en France. Par ailleurs, 9 faisans sur 10 tués à la chasse sont issus de ce type d’élevages. En effet, les poussins nés dans ces endroits sont généralement vendus à des groupements de chasseurs.

Ils sont ensuite relâchés quelques jours, voire quelques heures, avant la chasse. « Ces animaux sont complètement inadaptés à la vie sauvage. Donc, soit ils sont directement tués par les chasseurs, soit ils n’arrivent pas à survivre de toute façon dans la nature », explique le naturaliste Pierre Rigaux.

L’autre partie des oiseaux, qui n’est pas revendue aux chasseurs, est destinée aux abattoirs et boucheries. Ils finissent alors en terrine ou en pâté.

« Cet élevage est tout à fait légal »

Les images de L214 viennent d’un des principaux sites de production d’animaux pour la chasse en France. Un site de l’entreprise Gibovendée. 

On y voit les volatiles reproducteurs placés en cage. Seulement, ces oiseaux s’agressent entre eux puisqu’ils sont agglutinés les uns sur les autres.  Pour éviter qu’ils s’entretuent, les éleveurs placent des outils sur leur bec. Cependant, ces ustensiles ne sont pas toujours effectifs : il y a quand même de la mortalité.

« Cet élevage est tout à fait légal. On n’a pas constaté d’infraction particulière et c’est ça le drame. C’est que les conditions de vie atroce de ces oiseaux, ce sont des choses parfaitement ordinaires. Ici, c’est un site particulièrement important mais il y a énormément d’autres sites en France qui font le même genre d’élevage d’animaux destinés uniquement à la chasse », alarme Pierre.

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Brut.