Title: Emprisonnée car elle a fait des tresses, elle raconte

Parce qu’elle n’avait pas de licence en cosmétologie, cette spécialiste du tressage africain a été envoyée en prison. Voici son histoire.

“Elle m’a chuchoté : “Vous allez aller en prison parce que vous faites des tresses”

“Ils ont pris mes empreintes. Ils m’ont fouillée au corps. Ils m’ont donné des vêtements à enfiler. Puis ils m’ont jetée dans une cellule en disant 'tu vas devoir attendre d’avoir purgé ta peine'”. En 1997, aux États-Unis, Isis Brantley est arrêtée parce qu’elle réalise des coiffures sans licence de cosmétologie. Pendant les 20 années qui suivront, elle se battra contre le gouvernement texan pour faire changer les règles qui encadrent cette activité. Elle lance une pétition pour créer un emoji aux cheveux afros

Au Texas, obtenir une licence en cosmétologie prend des centaines d’heures et coûte des milliers d’euros, car il faut suivre des cours pour apprendre à utiliser des produits chimiques et couper les cheveux. Alors qu’elle se bat pour garder son salon, le gouvernement du Texas ouvre une filière dédiée au tressage. En 2015, Greg Abbot, signe une loi exemptant les tresseurs de l’obligation d’obtenir une licence de cosmétologie pour exercer dans l’État. À 63 ans, la spécialiste du tressage africain continue à militer pour le droit de tous et l’acceptation de tous les types de cheveux. Pineapple Studio, le premier salon de coiffure dédié aux cheveux bouclés en Tunisie

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Brut.