Le microdosing LSD, un phénomène à risques

De plus en plus de personnes prennent du LSD en micro-doses pour réduire le stress. Voici les risques de la pratique expliqués par des médecins.

“On a très peu d’études sur les effets indésirables au long cours”

Depuis quelques années, dans les pays anglo-saxons, et malgré son illégalité, un nouveau phénomène a fait son apparition : il s’agit du microdosing LSD. “Le microdosing, c’est un terme apparu il y a une dizaine d’années et qui consiste à prendre des substances en dosage très faible. On prend 5 à 10% du dosage qui est habituellement pris” explique David Dupuis, anthropologue et psychologue, qui a étudié les pratiques du chamanisme et de l’ayahuasca. “Ces petites doses ont pour objectif d’améliorer la performance, de se sentir mieux dans la vie quotidienne, sans avoir les effets majeurs qu’ont les doses pleines” ajoute Lucie Berkovitch, psychiatre. La popularisation du microdosing dans la Silicon Valley, on la doit à James Fadiman, avec son guide pratique sorti en 2011. 5 questions simples sur le CBD

Cette pratique n’est pas sans risque et la médecine manque encore de recul sur cette question… “On a très peu d’études sur les effets indésirables au long cours par contre on commence à avoir des rapports anecdotiques, c’est-à-dire des personnes qui rapportent ce qu’on appelle le HPPD, c’est-à-dire des troubles hallucinatoires persistants. Elles perçoivent des effets de halo autour des lumières ou aux marges du champs visuel qui persistent parfois plusieurs semaines, plusieurs mois voire plusieurs années après le microdosing” précise David Dupuis. “Il peut y avoir des problèmes d’interactions médicamenteuses ça, ça existe, par exemple on sait que le LSD ne doit pas être mélangé avec certains médicaments qu’on donne pour le trouble bipolaire parce que ça peut entrainer des crises d’épilepsie, ça si on ne le sait pas et qu’on se microdose on peut être exposé à ce genre de risques” ajoute Lucie Berkovitch. Sexe et drogues de synthèse : les ravages du chemsex

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Brut.