Une journée dans le Lycée Autogéré de Paris

“Les élèves ne sont pas obligés de venir en cours”. Margot, élève, nous fait visiter le Lycée Autogéré de Paris, établissement public qui accueille 240 élèves.

Ici, il n'y a pas d’administration, de personnel de ménage ni de cantine

Pas d’administration, pas de personnel de ménage, pas de personnel de cantine… Ici, ce sont les élèves et les professeurs qui font tout ensemble. Bienvenue au Lycée Autogéré de Paris (LAP).

Margot y est élève. Elle fait la visite de l’établissement. “Le fait que tout soit géré par les élèves, ça nous permet de, nous, prendre la décision de comment on le gère.

Si quelque chose ne nous plaît pas, on peut en discuter avec les gens qui le gèrent pour le modifier pour que ça plaise plus à un certain nombre de gens.”

Le LAP, le Lycée Autogéré de Paris, a été fondé en 1982 pour proposer une alternative au système éducatif traditionnel.

Parcoursup : listes d'attente à rallonge, fonctionnement complexe… Depuis son lancement en 2018, la plateforme d'orientation des lycéens s'est-elle vraiment améliorée ?

Un établissement gratuit et financé par l’Education nationale

Stéphanie y enseigne l’histoire-géographie. Elle décrit les différents profils d’élèves : “Il y a des gens qui refusent leur orientation scolaire, qui sont orientés en bac pro ou en techno et qui ne souhaitent pas du tout, qui veulent absolument du général.

Il y a ceux qui souhaitent rencontrer des méthodes alternatives, il y a ceux qui ont une angoisse terrible de l’école traditionnelle, il y a ceux qui souhaitent avoir simplement un autre rapport au monde adulte.

Il y a ceux qui sont là quand même par engagement politique et il y a ceux qui ont juste envie à un moment d'essayer autre chose.”

Gratuit et financé par l’Éducation nationale, le LAP accueille 240 élèves.

Raconter le quotidien des élèves et des profs d'un lycée de Saint-Denis, c'est ce qu'ont voulu faire Grand Corps Malade Officiel et Mehdi Idir dans leur nouveau film "La vie scolaire". Et voilà pourquoi c'est important pour eux.

“Les élèves ne sont pas obligés de venir en cours”

Si le programme est le même que dans les autres établissements de l’Education nationale, les méthodes d’enseignement y sont différentes.

“Il n’y a pas du tout de sanctions lors de retard ou d’absence. Justement, c’est l’un de nos principes de base au lycée autogéré de Paris qui est la libre fréquentation, donc l’élève peut fréquenter les enseignements qu’il souhaite.

C’est une volonté de permettre à l’élève de se responsabiliser, de ne plus subir sa scolarité mais au contraire d’être maître et à l’initiative des enseignements qu’il choisit” explique Flore, professeure de SES.

Comme “les élèves ne sont pas obligés de venir en cours”, la professeure doit imaginer de nouvelles méthodes d’apprentissage pour rendre ses cours plus attractifs : “Donc j’ai mis en place des tas d’activités très ludiques avec mes terminales. Par exemple, on fait beaucoup de jeux, des quiz, des jeux de l’oie. Là, hier, on était dans une salle d’escape game.”

Margot ne regrette pas son choix d’être venu dans ce lycée : “Je trouve que ça change énormément parce que j’ai envie d’aller en cours, j’ai envie de m’impliquer dans le lycée, j’ai envie de venir, je m’entends avec mes professeurs et puis quand j’ai ma seconde, en fait, je l’ai réussie, tout simplement, alors qu’avant je l’avais ratée.”

Des repas 100 % bio, 2 repas végétariens par semaine, des légumes cultivés dans une régie agricole locale… Voilà ce que servent les cantines scolaires de Mouans-Sartoux. Et en France, elles font figure d'exception.

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Brut.