Affaire Epstein : le parquet de Paris ouvre deux "enquête cadres", la procureure appelle les victimes françaises à se manifester

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La procureure de Paris, Laure Beccuau, a annoncé ce mercredi sur franceinfo l'ouverture de deux "enquêtes cadres" sur l'affaire Epstein. L'une sur le volet financier et l'autre sur celui des "infractions à connotations sexuelles", susceptibles d'être qualifiées de traite d'êtres humains en bande organisée.
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Les ramifications de l'affaire Epstein en France continuent de faire bouger les lignes de la justice dans l'Hexagone. 

La procureure de Paris, Laure Beccuau, a annoncé ce mercredi sur franceinfo l'ouverture de deux "enquêtes cadres" sur l'affaire Epstein. L'une sur le volet financier et l'autre sur celui des "infractions à connotations sexuelles", susceptibles d'être qualifiées de traite d'êtres humains en bande organisée.

Face à "la masse de données" publiées ces dernières semaines par la justice américaine concernant le dossier Epstein, financier et criminel sexuel américain, "on ne peut pas passer à côté de la révélation potentielle de faits qui seraient susceptibles d'avoir des qualifications pénales", a assuré la magistrate.

"Nous voulons être aux côtés de ces victimes. Nous recevrons l'ensemble des déclarations qu'elles souhaiteront faire", a-t-elle ajouté.

Les investigations du parquet de Paris permettront "d'exploiter l'ensemble des éléments qui sont contenus dans ces publications", a précisé Laure Beccuau. Près de trois millions de documents devront être analysés, notamment grâce au soutien de l'Office anti-cybercriminalité et à l'utilisation d'outils d'intelligence artificielle.

Les enquêteurs s'appuieront également sur des "sources ouvertes" comme les articles de presse, ainsi que sur d'éventuelles "plaintes d'associations de protection des mineures", a expliqué Laure Beccuau. 

Le Parquet National Financier (PNF) avait ouvert le 6 février une enquête, confiée à l'Office national anti-fraude (Onaf), pour soupçons de "blanchiment de fraude fiscale aggravée" visant l'ancien ministre de la Culture, Jack Lang, et sa fille Caroline.

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