Ces propos, tenus la veille par le haut magistrat Peimane Ghaleh-Marzban, une semaine tout juste avant l'ouverture du procès le 13 janvier, "sont de nature à préjudicier gravement aux intérêts des prévenus", estime le RN dans un communiqué.
Le président du tribunal de Paris a réagi à un article de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, selon lequel l'administration américaine de Donald Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges ayant condamné Marine Le Pen en première instance en mars dernier.
"Si de tels faits étaient avérés ou devaient se réaliser, ils constitueraient une ingérence inacceptable et intolérable dans les affaires internes de notre pays", a ainsi déclaré M. Ghaleh-Marzban.
"Accréditation d'une fake news"
Pour le RN, cette prise de parole résonne "comme l'accréditation d'une fake news", basée sur "une information extrêmement douteuse, donnée de façon anecdotique" et "au conditionnel".
Dénonçant au passage "la presse française" qui a repris ces révélations "sans mesure et non sans malveillance", le parti à la flamme dit craindre "que de tels propos puissent apparaitre comme une pression inadmissible sur les magistrats d'appel, sur la base d'un ragot colporté par un média hostile".
Le RN assure en outre qu'il "reste vigilant à toute mise en cause ou pression s'exerçant de manière inacceptable sur l'institution judiciaire", alors que Marine Le Pen et douze autres prévenus doivent comparaître devant la cour d'appel jusqu'au 12 février.
Reconnue coupable, en première instance, de détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national (ancien nom du RN), la triple candidate présidentielle est depuis sous le coup d'une peine d'inéligibilité immédiate, qui compromet ses chances de concourir une quatrième fois en 2027.








