Les soupçons d'ingérences américaines dans le procès en appel du Rassemblement national (RN) ne sont "pas avérés", a affirmé jeudi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, rappelant que la France restait néanmoins "vigilante" sur le sujet.
Le parti d'extrême droite a vivement critiqué mercredi la mise en garde formulée par le président du tribunal de Paris, s'appuyant sur un article de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel selon lequel l'administration de Donald Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges ayant condamné Marine le Pen en première instance.
"Il s'agit là de spéculations", a déclaré Maud Bregeon sur franceinfo, ces "soupçons d'ingérence qui viendraient des Etats-Unis (...) ne sont pas avérés". "Quand vous reprenez l'article de presse en question, vous avez des propos rapportés, anonymes, sans qu'on sache bien d'où ils viennent exactement", a-t-elle insisté.
A propos de Peimane Ghaleh-Marzban, le président du tribunal judiciaire de Paris, elle a rappelé qu'il s'était exprimé "au conditionnel" et qu'il "appelait à la vigilance".
En mars, Donald Trump avait comparé la condamnation de Marine Le Pen à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité immédiate, à ses propres déboires judiciaires.
Le procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national (l'ancien nom du RN) doit commencer mardi.
Dans un communiqué, le Rassemblement national a estimé que les propos de M. Peimane Ghaleh-Marzban étaient "de nature à préjudicier gravement aux intérêts des prévenus" et pourraient "apparaître comme une pression inadmissible sur les magistrats".
Marine Le Pen, déjà trois fois candidate à la présidentielle, pourrait être empêchée de concourir une quatrième en 2027 si sa peine d'inéligibilité n'était pas réduite en appel.








