"Des tracteurs non yvelinois ont été contrôlés par la gendarmerie et se sont enfuis, refusant de se soumettre au contrôle et mettant en danger la sécurité des gendarmes et des automobilistes", selon la préfecture.
"Lors de ces faits, un véhicule de la gendarmerie a été percuté par l'arrière. Aucun blessé n'est à déplorer", a ajouté cette même source.
Le contrôle a eu lieu car les engins "ne respectaient pas l'interdiction de circulation des tracteurs (...) hors motifs légitimes liés à des travaux agricoles", a précisé la préfecture.
Les trois personnes ont été interpellées à bord de deux tracteurs qui circulaient à contre-sens sur la RN 12, a détaillé la préfecture.
La gendarmerie avait indiqué dans la matinée que les faits s'étaient déroulés à proximité de la commune de La-Queue-lez-Yvelines, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Paris.
"On arrivera dans Paris"
Quatre tracteurs avaient alors érigé un mur de neige sur la route N12 pour bloquer le trafic avant d'être poursuivis par un véhicule de patrouille.
Selon une source policière, ces tracteurs appartiennent à des agriculteurs de la Coordination rurale (CR) des Landes.
En érigeant des barrages routiers près de Toulouse ou en s'acheminant vers Paris, des agriculteurs sont mobilisés mercredi pour dénoncer la gestion par le gouvernement de la dermatose bovine (DNC), les cours du blé et les prix élevé des engrais ou encore la signature prochaine de l'accord UE-Mercosur.
Ils bravent ainsi par des températures négatives des interdictions de manifester.
"On est très étonnés d'un tel déploiement de moyens parce qu'on a dit que la manifestation était pacifique", a déclaré le président de la CR Bertrand Venteau sur France Inter.
"Même en sous-marin par la Seine, on va y arriver. On aura peut-être perdu des troupes, mais on arrivera dans Paris sur des lieux symboliques pour porter nos doléances", a-t-il ajouté.
Des actions similaires à celle des Yvelines étaient menées en Ile-de-France (Essonne, Seine-et-Marne) ainsi qu'en Eure-et-Loir par des membres de ce syndicat agricole, selon la source policière.








