"Ce budget va être différent du budget initial. Il est meilleur. Il peut rassembler. Et il est, je le crois, responsable", a affirmé le Premier ministre dans une allocution depuis le perron de Matignon.
"Je ressens une réelle déception mais aussi de l'inquiétude à voir une partie de la classe politique préférer le blocage au travail. Et une certaine tristesse à voir la vie parlementaire n'avoir fonctionné jusqu'au bout que pour un seul des deux textes budgétaires", le budget de la Sécurité sociale. Mais "j'ai voulu une approche nouvelle. Je n'y renonce pas pour autant", a ajouté M. Lecornu.
Le chef du gouvernement a assuré que ce projet de budget permettrait de réduire le déficit à 5% du PIB et "peut-être moins" si la croissance reste "soutenue".
Dans cette nouvelle copie, il n'y aura "aucune augmentation de la fiscalité sur les ménages, directe ou indirecte", a-t-il promis, assurant que la niche fiscale des retraités serait maintenue et que le barème de l'impôt sur le revenu ré-indexé pour suivre l'inflation.
"Le barème sera revalorisé pour que l'inflation ne se transforme pas en augmentation masquée de cet impôt", a-t-il indiqué. "De même, il n'y aura pas de réforme de l'abattement de l'impôt sur le revenu pour les retraités", a-t-il ajouté.
Priorité à la jeunesse
Il a également annoncé une augmentation de "50 euros en moyenne" de la prime d'activité, un complément de revenu versé aux travailleurs à revenus modestes, pour "plus de trois millions de ménages". "Réduire la portée" de la prime d'activité comme prévu dans le projet de budget initial était "une erreur", a-t-il estimé.
Sébastien Lecornu a également annoncé une augmentation de 400 millions d'euros des moyens pour les bailleurs sociaux parmi la batterie de mesures dévoilées dans le but d'éviter la censure sur le budget. Il renonce à l'année blanche "pour les allocations sur le logement" (APL) envisagée dans le projet de budget initial.
"Ce budget doit donner une priorité à la jeunesse": "les bourses étudiantes seront maintenues", "les universités et les organismes de recherche verront également leurs moyens renforcés" et "2.000 postes supplémentaires seront créés" dans l'Éducation nationale, "notamment pour accueillir nos enfants en situation de handicap", a ajouté le chef du gouvernement.
Autre mesure demandée par le PS : "pour tous les étudiants, le repas à 1 euro au restaurant universitaire sera une réalité à compter du mois de mai", a assuré M. Lecornu.
Le chef du gouvernement n'a pas annoncé d'arbitrage sur la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises. Il n'a pas non plus annoncé s'il comptait réinsérer une mesure de taxation sur les holdings familiales demandée par les socialistes.








