Israël déploie des soldats dans le sud du Liban et annonce vouloir "prendre le contrôle" de nouvelles positions

Reuters
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé mardi avoir autorisé l'armée à "prendre le contrôle" de nouvelles positions au Liban, en parallèle de la campagne de frappes aériennes menée contre le mouvement pro-iranien Hezbollah, "afin d'empêcher les attaques sur les localités israéliennes frontalières".
À voir également sur Brut

Le ministre israélien de la Défense a annoncé mardi avoir autorisé l'armée à "prendre le contrôle" de nouvelles positions au Liban, où Israël mène une campagne de frappes contre le mouvement pro-iranien Hezbollah en parallèle de la guerre contre l'Iran.

"Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et moi avons autorisé l'armée israélienne à avancer et prendre le contrôle de positions stratégiques supplémentaires au Liban, afin d'empêcher les attaques sur les localités israéliennes frontalières", a déclaré le ministre Israël Katz.

Pendant la nuit, l'armée israélienne a annoncé mener "des frappes simultanées" sur Téhéran ainsi que sur Beyrouth, d'où s'élevait un gros nuage de fumée, selon des images de l'AFP. 

Comme la veille, elle a exhorté mardi matin les habitants de dizaines de localités à travers le Liban à évacuer en prévision de bombardements imminents.

Dans le sud du pays, l'armée israélienne maintient cinq positions qu'elle juge stratégiques le long de la frontière israélo-libanaise, depuis le cessez-le-feu qui avait mis fin le 27 novembre 2024 à un an d'hostilités entre le Hezbollah et Israël en marge de la guerre dans la bande de Gaza.

Aux termes du cessez-le-feu, le mouvement islamiste devait se retirer et démanteler son arsenal dans les régions du sud du Liban situées au sud du fleuve Litani, soit à une trentaine de kilomètres au nord de la frontière. Mais Israël accuse le Hezbollah d'être toujours présent au sud du fleuve, en violation du cessez-le-feu.

"Pas d'évacuations"

Mardi, l'armée israélienne a annoncé que ses soldats étaient déployés en plusieurs points "supplémentaires" dans le sud du Liban, en démentant toutefois avoir lancé une opération terrestre.

"Ce n'est pas une opération terrestre. C'est une mesure tactique (...) destinée à assurer la sécurité de notre peuple", a déclaré à des journalistes de la presse étrangère le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l'armée.

"Nous avons positionné des soldats dans la zone frontalière à des points supplémentaires pour défendre nos civils et empêcher le Hezbollah de les attaquer", a-t-il ajouté.

Durant la guerre de 2024, des dizaines de milliers d'habitants du nord d'Israël avaient dû quitter les régions frontalières, mais l'armée a assuré cette fois qu'"aucune localité ne serait évacuée".

Israël mène depuis lundi une campagne de bombardements massive au Liban en affirmant viser le Hezbollah, en riposte à des tirs sur le territoire israélien.

Le mouvement chiite avait promis de "faire face à l'agression" américano-israélienne lancée contre l'Iran, après la mort samedi du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué dans une frappe à Téhéran.

Le Hezbollah a mis ses menaces à exécution lundi et annoncé avoir tiré des missiles et des drones vers Israël, ouvrant un nouveau front dans la guerre qui embrase le Moyen-Orient.

A voir aussi