Ce qu'il faut retenir de l'allocution d'Emmanuel Macron sur la guerre au Moyen-Orient

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Emmanuel Macron a pris la parole ce mardi 3 mars 2026 sur la guerre au Moyen-Orient. Voici ce qu'il a dit.
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Sur les responsabilités

"Depuis samedi dernier, la guerre s'empare une nouvelle fois du Proche et du Moyen-Orient. Ouverte par les frappes que les États-Unis d'Amérique et Israël ont initié contre l'Iran, elle s'étend désormais dans la région et emporte de graves conséquences pour la paix et la sécurité de tous.

La République islamique d'Iran porte la responsabilité première de cette situation. C'est elle qui a développé un programme nucléaire dangereux et des capacités balistiques inédites, qui a armé et financé des groupes terroristes dans les pays voisins, le Hezbollah au Liban, les Houtis au Yémen, les milices chiites en Irak et qui a soutenu le Hamas et qui a toujours affirmé son objectif de détruire l'État d'Israël.

C'est la République islamique d'Iran qui a une nouvelle fois en janvier dernier donné l'ordre de tirer sur son propre peuple."

Sur les frappes américaines et israéliennes

"Elles ont été conduites en dehors du droit international, ce que nous ne pouvois pas approuver. Il reste que l'histoire ne pleure jamais les bourreaux de leur peuple."

La suite

"Les frappes devraient continuer dans les prochains jour pour affaiblir et détruire ses capacités de riposte."

"Avec l'Allemagne et le Royaume-Uni, nous avons clairement dit qu'un arrêt au plus vite des frappes est souhaitable et qu'une paix durable dans la région ne fera que par la reprise des négociations diplomatiques."

La position de la France

"Ma responsabilité est d'agir pour protéger notre pays, garantir la sécurité de nos compatriotes et défendre l'intérêt national. Nous avons renforcé la sécurité de nos bases militaires dans la région. Deux d'entre elles ont subi des frappes limitées ayant causé des dégâts matériels."

"Nous avons aussi renforcé la sécurité de nos ambassades et de nos intérêts présents dans ces pays. Près de 400 000 de nos compatriotes sont présents dans la région, soit comme résidents, soit de passage. Nous sommes en train d'organiser le rapatriement de nos concitoyens qui le souhaitent, en commençant par les plus vulnérables. Deux premiers vols seront à Paris dès ce soir."

"Nous devons être aux côtés de nos amis, de nos alliés de la région pour leur sécurité et pour leur intégrité territoriale."

"Nous avons des accords de défense qui nous liens avec le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis. Nous avons réagi immédiatement et avons abattu en légitime défense des drones dès les premières heures du conflit pour défendre l'espace aérien de nos alliés."

"En plus des moyens déjà présents, des Rafale, des systèmes de défense antiaérienne et de radars aéroportés ont été déployés ces dernières heures."

Prix le pétrole et le gaz

"Le détroit d'Ormuz est de fait fermé, et c'est par ce détroit que transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde. Le canal de Suez, la mer Rouge sont aussi sous tension et menacés. Nous sommes à l'initiative pour bâtir une coalition afin de réunir les moyens, y compris militaires, pour reprendre et sécuriser le trafic dans ces voies maritimes essentielles à l'économie mondiale."

"Face à cette situation instable, j'ai donné ordre que le porte-avions Charles de Gaulle, ses moyens aériens, son escorte de frégates fassent route vers la Méditerranée

Sur le Liban

"Israël serait en train de décider une opération terrestre, ce serait là aussi une escalade dangereuse et une erreur stratégique. Le Hezbollah doit impérativement cesser toute frappe et j'appelle Israël à respecter le territoire libanais.

Sur le sol national

"Le gouvernement a renforcé le dispositif militaire Sentinelles et la vigilance autour des lieux et des personnes les plus exposés.

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