En déplacement dans la cité phocéenne pour lancer la campagne des municipales, la cheffe de file de l'extrême droite, a souligné ne pas vouloir plaider "devant la presse".
"Quand on fait appel, par définition, on est optimiste", a-t-elle néanmoins déclaré lors d'une conférence de presse, accompagnée du député RN Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille.
"Je veux conserver cet optimisme et cette conviction que la cour entendra les arguments que le tribunal n'a pas entendus", a poursuivi Marine Le Pen, qui doit être entendue à partir mardi après-midi.
"Aucun sentiment" de commettre un délit
Balayant une question sur sa place dans la campagne pour la présidentielle, elle a souligné que sa priorité était que "les idées que nous représentons soient en ordre de marche l'été prochain pour pouvoir concourir à l'élection présidentielle dans les meilleures circonstances possibles".
À l'ouverture de son procès en appel mardi à Paris, la députée d'extrême droite avait soutenu n'avoir eu "aucun sentiment" de commettre un délit ni "rien dissimulé".
La justice reproche à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres prévenus d'avoir payé entre 2004 et 2016 des salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l'argent du Parlement européen.
En première instance, Marine Le Pen a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, c'est-à-dire immédiate, qui l'empêche pour l'instant de concourir à la présidentielle.








