Remaniement : Lecornu prévoit un "ajustement" gouvernemental d'ici le 22 février

Crédit : Antoine Gyori/Corbis via Getty Images
Sébastien Lecornu prévoit de remanier son gouvernement "avant la période de réserve" liée aux élections municipales, soit le 22 février, a-t-il indiqué dans un entretien accordé à la presse régionale et mis en ligne samedi.
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"Ce sera un ajustement, les Français - et les administrations - veulent surtout de la stabilité", a expliqué le Premier ministre.

La ministre de la Culture, Rachida Dati, candidate à Paris, avait notamment fait savoir le 18 janvier qu'elle quitterait le gouvernement.

Deux autres membres du gouvernement sont candidats en tête de liste: Marina Ferrari (Sports) à Aix-les-Bains et Michel Fournier (Ruralité) aux Voivres (Vosges).

"Le sujet, c’est Dati. Rachida, elle n'a pas du tout envie de partir. Et le président aime bien Rachida, il n'a pas envie de la pousser dehors", expliquait cette semaine une source au sein de l'exécutif.

Interrogé par ailleurs sur le cas de Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu a répondu: "La règle n'a pas changé. Les ministres doivent s’occuper de leurs ministères et des affaires de l’État, non pas d’affaires partisanes. C’est ce que fait Gérald Darmanin".

"Il existe bien une majorité"

Le garde des Sceaux a notamment expliqué mercredi sur RTL qu'il y avait "urgence à s'entendre" pour que le centre et la droite "'n'aient qu'un seul candidat à l'été" pour la présidentielle.

De la séquence budgétaire, qui s'est soldée par le vote du budget de la Sécurité sociale et l'adoption par un 49.3 du budget de l’État, Sébastien Lecornu estime qu'"il existe bien une majorité pour voter des textes de compromis". Quant au 49.3, "ce choix n'était pas confortable, mais il était devenu indispensable pour adopter le budget".

"J'ai la conviction que cette période laisse une trace: celles et ceux qui gouverneront après moi, y compris avec des majorités solides, seront contraints à davantage de concertation", "il ne pourra plus y avoir de 49.3 de facilité",estime le chef du gouvernement.

"J’ai fait mon devoir, loyalement, jusqu’au bout. J’ai pris des décisions difficiles, parfois contraires à mes convictions personnelles, ce qui est très inconfortable, parce que l’intérêt du pays passait avant tout", a encore déclaré Sébastien Lecornu.

"Je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle. Je l'ai dit, je le redis", a ajouté le Premier ministre.

Quant aux municipales des 15 et 22 mars, interrogé pour savoir s'il irait soutenir des candidats, le locataire de Matignon a estimé que ce n'était pas son rôle "dans ces circonstances particulières". "Mais j’incite les ministres à s’engager sur des listes chez eux" pour ce scrutin, a-t-il ajouté.

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