Le parquet valaisan a placé un deuxième chargé de sécurité de Crans-Montana sous instruction pénale dans le cadre de l'enquête sur l'incendie d'un bar qui a fait 40 morts et 116 blessés, a-t-on appris jeudi.
Le couple de Français propriétaires de l'établissement, qui font l'objet d'une instruction pénale pour "homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d'incendie par négligence", doivent eux être nouvellement entendus par le ministère public valaisan ces prochains jours : le 11 février pour Jacques Moretti, le 12 février pour son épouse Jessica, selon des documents officiels consultés par l'AFP.
Jacques Moretti a été placé en détention provisoire le 9 janvier, puis libéré le 23 - après le paiement d'une caution - et placé comme son épouse sous mesures de contrainte.
Depuis mercredi, l'enquête pénale a été élargie et cible désormais deux responsables de la sécurité de Crans-Montana.
L'actuel responsable du service de sécurité publique de la commune de Crans-Montana doit ainsi être entendu le 6 février par le ministère public du Valais, également en "qualité de prévenu", selon une source proche du dossier.
Un ancien chargé de sécurité incendie de la commune doit également être entendu le 9 février. Il est aussi cité à comparaître comme prévenu, a indiqué jeudi à l'AFP son avocat, Me David Aïoutz.
Contacté par l'AFP, le ministère public valaisan a refusé de faire tout commentaire.
L'incendie du bar Le Constellation, qui a principalement frappé des adolescents et de jeunes adultes dont des Français et des Italiens, a été provoqué selon l'enquête par les étincelles de bougies "fontaine" qui ont enflammé une mousse insonorisante au plafond du sous-sol de l'établissement.
L'enquête devra lever le voile sur les circonstances exactes de l'incendie, le respect des normes par les propriétaires et les différentes responsabilités, alors que la commune de Crans-Montana a notamment reconnu avoir failli à effectuer des contrôles sécurité et incendie dans l'établissement depuis 2019 alors qu'ils doivent être fait annuellement.
Le ministère public valaisan a rejeté, dans une ordonnance datée du 27 janvier et consultée par l'AFP, la demande de Crans-Montana visant à être reconnue comme partie à la procédure pénale.








