La Russie a fustigé jeudi des déclarations "militaristes" après l'accord entre Kiev et ses alliés européens pour déployer une force multinationale en Ukraine après la fin du conflit, prévenant que toute présence militaire serait considérée comme une "cible légitime".
Dans cette première réaction depuis le sommet mardi à Paris entre Kiev et ses alliés pour sceller des garanties de sécurité à l'Ukraine, Moscou semble doucher les espoirs de succès des efforts diplomatiques qui se sont intensifiés depuis novembre sous l'impulsion du président américain Donald Trump.
"Les nouvelles déclarations militaristes de la soi-disant Coalition des volontaires et du régime de Kiev font d'eux un véritable 'axe de la guerre'", a indiqué la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.
Les 35 pays membres de la "Coalition des volontaires", essentiellement européens, se sont accordés mardi à Paris pour déployer une force multinationale en Ukraine et participer à la surveillance d'un potentiel cessez-le-feu sous "leadership" américain, une fois conclu un hypothétique accord avec la Russie.
Le Royaume-Uni et la France ont signé à cette occasion une déclaration d'intention avec l'Ukraine, dans laquelle ils se disent prêts à déployer des soldats britanniques et français pour maintenir la paix en cas de cessez-le-feu.
"Toutes ces unités et installations seront considérées comme des cibles militaires légitimes pour les forces armées de la Russie. Ces avertissements ont été répétés à plusieurs reprises au plus haut niveau et restent d'actualité", a déclaré Maria Zakharova.
La Russie a prévenu à plusieurs reprises que tout déploiement militaire en Ukraine constituait pour elle une ligne rouge.








