Lors de cette opération militaire sur Caracas et trois autres États menée dans la nuit de vendredi à samedi, 56 soldats vénézuéliens et cubains ont trouvé la mort ainsi qu'au moins un civil.
Le ministre de la Défense, Vladimir Padrino Lopez, avait affirmé que des populations civiles avaient été touchées mais aucun bilan officiel n'a été fourni.
La ministre des Sciences et de la Technologie, Gabriela Jiménez, a diffusé une vidéo sur sa chaîne Telegram qui montre, selon elle, un des bâtiments de l'Institut vénézuélien de recherche scientifique (IVIC), en banlieue de Caracas, touché par des frappes aériennes.
Selon Gabriela Jimenez, "deux missiles ont directement touché la zone" qui "abritait des serveurs et des équipements essentiels à nos réseaux informatiques et ont été complètement détruits".
Les images, que l'AFP n'étaient pas en mesure d'authentifier dans l'immédiat, montrent un site jonché de débris, des bris de verre et des structures métalliques fondues. Elles montrent également des fragments présentés comme étant ceux d'un missile AGM-154.
"Des tonnes de médicaments et de nourriture ont été brûlées"
Quatre autres bâtiments de l'IVIC ont également été endommagés, a ajouté la ministre.
Ces lieux étaient "essentiels pour former les professionnels qui soutiennent notre santé, notre ingénierie et notre souveraineté pétrolière", dit le texte accompagnant la vidéo qui mentionne "l’utilisation de bombardiers stratégiques capables de neutraliser des systèmes radar grâce à une technologie furtive".
L'État portuaire de La Guaira, voisin de Caracas, a également été la cible de ces frappes, destinées à annihiler les défenses aériennes vénézuéliennes pour permettre aux hélicoptères d'aller capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse.
Une frappe menée sur une zone résidentielle a fait au moins un mort.
Le gouverneur de l'État de La Guaira, Alejandro Teran, a dénoncé la destruction d'un entrepôt de médicaments. "Des tonnes de médicaments et de nourriture ont été brûlées", a-t-il affirmé dans une vidéo sur les réseaux sociaux, sans toutefois fournir de preuves.








