Le Pen appelle à censurer Lecornu pour sa stratégie énergétique

Crédit : Sylvain Lefevre/Getty Images
Marine Le Pen (RN) a exhorté jeudi à censurer le gouvernement Lecornu en raison de sa stratégie énergétique d'ici à 2035, et a appelé les députés hostiles, notamment à droite, à déposer une "motion de censure transpartisane", faute de quoi son groupe en déposera une lui-même.
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Dans un long communiqué, la cheffe du groupe des députés Rassemblement national accuse Emmanuel Macron de "passer en force" par un décret plutôt qu'une loi "pour imposer la troisième Programmation Pluriannuelle de l'Energie (PPE3)", dévoilée par le Premier ministre jeudi matin.

La cheffe de file de l'extrême droite considère également que cette feuille de route énergétique, dont le RN a fait un objet de bataille politique, est "illégitime", car "elle est en réalité adoptée sous la pression de la Commission européenne".

Appel à LR

"Sur le fond, cette PPE 3 confirme une explosion des coûts, et donc des prix des énergies en France, provoquant des effets désastreux en cascade sur toute notre économie et le pouvoir d'achat des familles", affirme encore Marine Le Pen, assurant que le soutien aux "énergies intermittentes" (solaire, éolien,...), se répercutera soit sur les consommateurs, soit sur les entreprises. 

Sur ce plan, le RN reproche plus largement au gouvernement de ne pas "chiffrer le coût économique et budgétaire de cette PPE3", y compris pour différents secteurs d'activité économique (transport, agriculture, industrie, etc.).

La cheffe du groupe RN a appelé en réponse à censurer le gouvernement, appelant les élus et particulièrement Les Républicains (LR) à cosigner "sous sept jours" une motion "transpartisane". Sans manquer de souligner que le chef du parti, Bruno Retailleau, futur candidat à la présidentielle, avait jugé que ce texte "compromet(tait) l'avenir économique et industriel de la France".

"Faute de quoi, le RN déposera sa propre motion", a-t-elle ajouté, confirmant également un recours à venir "devant le Conseil d'État".

Jusqu'ici les motions de censure du RN n'ont jamais été votées par la gauche, une condition nécessaire pour renverser le gouvernement.

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